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dimanche 27 octobre 2019

Nuit marine - Alain Crozier (2019)


Merci Babelio et Jacques André Editeur pour l'envoi de Nuit marine, recueil de poèmes publié en 2019 par Alain Crozier. 



Bon, c'est toujours délicat d'écrire une critique, même brève, d'un ensemble de poèmes : on est presque sûr de tomber à côté de ce que l'auteur a voulu dire. Le personnel est l'universel étant constamment mêlés en poésie, on en est réduit à marcher sur des œufs lorsqu'on s'essaye à l'interpréter. C'est pourquoi on ne le fera pas : trois années passées en fac de lettres à faire du décryptage forcé _ si possible en suivant la tendance et les goûts du correcteur potentiel, histoire de s'assurer une note potable _ m'ont appris que rien n'était plus vain, qu'on n'est certainement pas obligé de tout comprendre, et que les universitaires aiment beaucoup retrouver leur cours dans votre copie !
   


Nuit marine s'ouvre sur une dédicace à M., figure qu'on retrouvera dans de nombreuses pièces du grand puzzle de sa relation avec le poète. Au fil des quatre grandes parties qui le structurent, différentes phases de fusion, de séparations et de retrouvailles se succèdent, un peu comme s'il s'agissait d'une pièce de théâtre en quatre actes au cours desquelles deux acteurs principaux se débattent, avant de laisser place au monologue du poète. "Histoires corporelles" semble présenter la corde embrasée qui liait les deux protagonistes ; si elle appartient désormais au passé, elle se poursuit en ramifications à travers le rêve et le souvenir. Ces "traces" d'un amour d'autrefois nous sont partagées efficacement par l'insistance sur les souvenirs physiques.

"La mémoire du corps 
Me rappelle à elle. 
Je sens ses mains, 
Je sens mes doigts. 
Cette odeur qui reste là, 
Comme sa pression
En sensation"     
#moinsdedixhuitans


"La main passe" évoque Questions pour un champion le jeu, au premier abord. Mais le poète n'est plus d'humeur à rire. Le souvenir de M., qu'il nomme d'ailleurs "Marine" dans l'un des poèmes, semble s'estomper ; ne reste plus que le rêve et ses miroirs déformants. C'est fini, on sent qu'on oublie même si l'idée ne nous plaît pas ; on veut revivre les bons moments quelques dernières fois avant de passer à autre chose. Mais la vie nous pousse à aller de l'avant. Certains poèmes, sonnant comme des haikus, nous le rappellent.


"Ceux qui cherchent 
Le bonheur
Ceux qui le fuient, 
Trouver quelqu'un
Qui le cherche"   

Dans le court chapitre intitulé "Éclats", je comprends qu'il y a retrouvailles entre M. et le poète, avec leur lot d'euphorie et de méfiance. Mais peut-être que je me trompe. Enfin, "Nuit noire" laisse présager la fin, cette fois-ci la bonne, le chant du cygne. M. est partie sans se retourner.

"Le cavalier s'entête à avoir des nouvelles.
Un cavalier sans tête, 
Aussi. 
Elle ne veut plus donner de nouvelles."

Bien que je sois aussi facile à émouvoir qu'un sac de croquettes pour chats, j'ai trouvé cette partie du recueil particulièrement parlante. Tristesse, perte de repères, mort de l'espoir, et douleurs physiques entraînées par le manque de cette âme soeur qui n'en était peut-être pas une, à bien y regarder... L'auteur réussit le pari de mettre des formules percutantes sur des sentiments bien complexes ! 

En lisant ces vers, qui font fi de toutes des règles de versification _et c'est tant mieux !, un certain nombre d'images me sont revenues en tête ! Bubulle à la gare de Bordeaux (rien que ça, c'est pas triste), en train de m'annoncer qu'on arrive bien au terminus et que, allez allez, les lignes de nos mains se séparent. 
Bubulle toujours, m'accompagnant jusqu'au train que je devais prendre, avec sourire et politesse, dans les règles de l'art. 
Et enfin Bubulle montant me rejoindre dans le TER, peu avant le départ, alors que j'étais en train de me dire que c'était vraiment la loose de se faire larguer avec un jingle SNCF en fond sonore. 
Tiens, Bubulle aurait donc des remords ? 
Coup de théâtre ?
Changement d'avis ? Peut-être que ce n'est pas fini, en fait ?   
"Oh, j'ai oublié de récupérer mon paquet de cookies !
_ ... 
_ Tout à l'heure, j'ai confié un paquet de gâteaux pour que tu le gardes dans ton sac à dos car j'avais plus de place dans le mien. Tu te souviens ?
_Ah oui, bien sûr. Le voilà." 
Eh ouais, c'en était fini pour de bon de mon idylle avec Bubulle (idylle, c'est ironique). J'avais cru trente secondes à un retour de flamme, mais ce dernier élan vers moi n'avait été provoqué que par Michel et Augustin. 

Pas merci M. Alain Crozier de m'avoir fait revivre ça ! Mais il faut saluer votre efficacité : je ne sais malheureusement pas apprécier la poésie, et pourtant Nuit marine m'a fait réagir ! 

Alain Crozier est un artiste qui a de nombreuses cordes à son arc. Poète et plasticien, il est également directeur de la revue littéraire Cabaret (que je découvre).

CROZIER, Alain. Nuit marine. Jacques André Éditeur, 2019. 86 p. ISBN 978-2-7570-0406-7

tous les livres sur Babelio.com


jeudi 30 octobre 2014

Roux cools : la soupe de potiron


Ce soir, j'ai fait de la cuisine, ou quelque chose approchant. 
Pourquoi ? Je sais pas, j'avais envie. 

Il pleut des hommes, alléluia ! 



En faisant mes courses cet après-midi, j'ai repéré dans l'étalage à légumes des tranches de citrouille, alors même que je pensais à Scott Pilgrim, le personnage (roux) d'un comics. L'esprit d'Halloween m'aurait-il frappé ? Il faut croire que cette superposition de choses oranges a du créer un court circuit dans ma tête, parce qu'une heure après, je me suis retrouvée en train de tailler du potiron en petits dés à côté d'une casserole d'eau en ébullition. Et face à une recette (pas trop difficile) de Marmiton, parce que faut pas déconner, hein : ce qui s'est produit, c'est un bug, pas d'un miracle !

L'aventure m'a donné l'occasion d'aérer le petit batteur électrique que j'ai acheté à l'Inter d'Aulnay avec Bubulle il y a à peu près un an, et qui ne m'a jamais plus servi depuis. A l'époque, on en avait eu besoin pour faire un cake au chocolat (qui s'était révélé pas mauvais du tout, d'ailleurs) ! Bref, il était dit que la pauvre bête serait notre premier et dernier achat d'électroménager en couple ! 

"Mais... t'as besoin d'un batteur pour faire ta soupe ??" 

Non, en fait il fallait un mixeur mais j'en ai pas ; donc j'ai pris l'objet de mon appart qui s'en rapproche le plus. C'était ça ou un panier à salade... 
   

Verdict : 

Non, là c'est la photo du site.
D'ailleurs, allez voir la recette :
http://www.marmiton.org/recettes/recette-photo_soupe-potiron-marrons_36439.aspx

Voilà ce que ça donne, chez moi.
(Le marron du dessus a coulé à pic...)
Bon, c'est pas très joli, mais objectivement, le goût n'est pas mauvais. Après, n'étant pas très fan moi-même de potiron _ouais, je m'en suis souvenue en faisant la préparation.., je n'ai pas de point de comparaison ; mais quoiqu'il en soit, ça reste le plat que j'ai le moins raté bien longtemps !
Désormais, la Force des Roux est en moi !  

Yes !
D'ailleurs, connaissez-vous le comics Scott Pilgrim ?

Non ? 
"Il va falloir apprendre !"


mercredi 5 mars 2014

SPECIAL COMBO LARME DE RASOIR + TITRE A LA CON : Le cheval qui sourit - Chris Donner (1992)


Un soir, avec Bubulle, on s'est demandé ce qu'on pourrait faire si on se retrouvait avec un cheval mort sur les bras : est-ce qu'on l’incinérerait ? Est-ce qu'on l'enterrerait ? Est-ce qu'on l'offrirait à la mer et à ses poissons après l'avoir déplacé à l'aide d'une grue ? 

Sur ces belles pensées, nous nous sommes endormies, et je n'y ai plus guère repensé jusqu'à cet après-midi. 

Dans la réserve du CDI, j'ai (encore) trouvé des livres que ma collègue Joséphine n'avait pas eu le temps d'enregistrer dans le catalogue. Au beau milieu des Max et Lili (série à succès en 3°, figurez-vous !), Le cheval qui sourit essayait de se faire tout petit, en espérant que je laisserais moisir dans son carton. Aurais-je du, pour la sécurité des plus sensibles ? Verdict dans quelques jours ! 


Il suffit de voir la tête des gosses pour deviner l'ambiance....
En commençant la lecture de ce petit roman paru dans la collection "Mouche" de l'École des loisirs _ donc destiné à des enfants âgés de 7 à 10 ans, je me suis dit que j'allais bien rigoler. En effet, j'ai bien ri, non seulement parce que c'est ce que je sais faire de mieux après boire de la bière, mais aussi parce que j'ai été fort surprise ! Vous n'êtes pas sans savoir que rien ne provoque aussi bien le fou rire que le choc crée par une situation imprévisible. Mais ce n'est pas le propos. 

Je m'attendais à me taper une version dépailletée de "Mon petit poney", c'est un remix gore de Stewball qui s'est présentée à moi. J'exagère à peine. 


   

Comme un noeud dans l'estomac 

C'est l'histoire d'un petit village qui se meurt, abandonné au fil des années par sa population. Forcément, l'école se vide elle aussi, au regret du maître d'école. Celui-ci se demande comment faire pour rendre la contrée plus attractive pour les enfants comme pour leur parents : et si on achetait un cheval ? 

Évidemment, promener un cheval-mascotte de l'école et du village histoire de donner envie aux gens de rester... Pourquoi n'y avait-on pas pensé plus tôt ? 

Mais un cheval, c'est cher, et les parents d'élèves ont moyennement envie de participer à l'achat de la bête... Par chance, l'instituteur est assez généreux pour piocher dans ses propres économies et compléter la somme demandée par le propriétaire du haras local. L'histoire se gâte lorsque l'homme, comprenant que le maître d'école ne connaît absolument rien aux chevaux, empoche les sous et refile à l'école le vieux Bir Hakeim, un canasson gravement malade, pour ne pas dire prêt à crever. Au début, les enfants ne se rendent pas compte de l'état critique dans lequel se trouve l'animal ; ils constatent juste qu'il "sourit", et il ne leur en faut pas plus pour être aux anges. En réalité, ce "sourire" est une grimace de douleur ; il ne le quittera plus jusqu'à son arrivée triomphale à l'école.   

C'est alors que le cheval se met à baver méchamment. A l'agonie, il chute lourdement et irrémédiablement dans la cour de récréation, devant les gosses surpris puis effondrés. 



Le maître d'école fait appel au vétérinaire, qui suggère d'achever la bête sur le champ, histoire d'abréger ses souffrances. Vraiment ? Tout ça pour ça ? Il n'y a pas d'autre alternative ? Non, mais puisque Bir Hakeim nous a fait une occlusion intestinale, on peut toujours essayer de le déboucher et de le rafistoler, mais ça lui fera sans doute plus de mal que de bien. Le vétérinaire ouvre donc le cheval, lui sort les tripes, les nettoie, les recoud, les remet en place et referme le tout, devant les gosses qui n'en ont pas loupé une miette, évidemment. 


On achève bien les chevaux   

Non mais, les gens de l'École des loisirs, si vous voulez pousser assez de gosses au suicide pour que le mot "chômage" soit gommé du dictionnaire d'ici quelques années, dites-le clairement ! Plus sérieusement, j'en viens à me dire que ce petit livre a tout à fait sa place au collège, car il apporte une dose de réalisme à un univers souvent teinté de niaiseries ou de puissance guerrière : celui des chevaux ! On n'hésite pas à parler de magouilles et de malhonnêteté dans Le cheval qui sourit : après tout, le propriétaire de Bir Hakeim ne fait rien de moins que rouler dans la farine un instit qui cherche à réaliser un rêve collectif ! C'est une manière comme une autre de plonger les enfants dans la dure réalité... Mais en ont-ils tous vraiment besoin ?

La lueur d'espoir est bel et bien là, même si elle vacille : l'opération des tripes du cheval vient nous rappeler qu'il faut savoir bousculer un peu le destin, jouer le tout pour le tout tant qu'il reste une chance minime de se sortir d'un mauvais pas. Parfois, il faut s'y reprendre à deux ou trois fois. Parfois, la cinquième tentative est la bonne. Parfois, c'est la septième...et c'est encore la plus belle.


Allez, je crois qu'on peut récompenser Chris Donner d'un bon petit Prozac d'Or sur ce coup-là. C'est honnête, non ?




DONNER, Chris. Le cheval qui sourit. L'École des loisirs. Coll. "Mouche". 1992. 67 p. ISBN 2- 211-012-83-3
Illustrations de Philippe Dumas. 

dimanche 12 janvier 2014

Moignon le poulet bossu, manchot et unijambiste.


Cet après-midi, une histoire qu'on lisait en CE1, en parallèle de Dame Coca et son petit chat Mexico, m'est revenue en tête. Elle s'intitulait "La moitié de poulet". Que s'y passait-il, je ne sais plus trop, mais le poulet partait en quête de quelqu'un avec son unique patte, son unique aile, son oeil, etc.. Ma fascination pour les poules donnait à ce texte de lecture complètement guedin une dimension féérique. D'ailleurs, ce souvenir vient de m'inspirer un nouveau personnage : 


Bubulle, t'as vu c'est le marqueur vert ! ;-) 


Moignon est un jeune poulet qui n'a pas eu de chance : il est né bossu, avec une aile et une patte en moins. Alors, pas le choix, il a appris à vivre avec ce corps totalement inrôtissable, et il ne s'en tire pas plus mal que ça. Mais voilà : du haut de ses quatorze mois, Moignon aimerait bien choper la galinette. Y parviendra-t-il ? 

A SUIVRE !!!! 



dimanche 5 janvier 2014

Le retour des dessins niais : bonne année 2014 !


Avec toutes les nouvelles étoiles qui brillent au dessus de nos têtes, cette année ne peut être que belle... 


Merci à Bubulle pour les marqueurs et le carnet... ;-)

lundi 30 décembre 2013

Pitch Perfect - Jason Moore (2012)



Vendredi soir, veille des vacances de Noël, j'avais pas le moral. Mais vraiment, pas du tout. Pourtant, j'aurais du : tous les gens qui bossent dans l'Education Nationale ne vivaient que pour ce jour-là depuis des semaines ! De plus, mes séances avec les 5° et les 6° s'étaient relativement bien passées _petit jus de litchi aidant^^, malgré une gestion du temps encore bien approximative et un collègue... hum... pas super convaincu par l'utilité de l'IRD et du Projet Sciences.

Certes, j'avais eu le regret d'avoir à décliner une invitation à un repas au thaï avec les collègues, qui fut sans doute, même si on ne le saura jamais, un épisode charnière de la série  On prend un pichet de rouge ? S02X24, mais ce ne fut rien d'autre qu'une légère contrariété.

Non, ce jour-là, c'était l'enterrement d'un gars qui était dans ma classe, au lycée. Désolée de plomber l'ambiance du blog, hein, mais je vous assure que ça vous retourne, ces choses-là, quand bien même vous auriez le cœur fripé comme un vieux pruneau.

Un mec de mon âge, que j'ai vu tous les jours pendant trois ans. Avec qui je n'avais pas spécialement d'affinités ; à qui je ne me suis absolument jamais intéressé, avec qui je n'ai jamais réellement pris le temps de parler. Qui m'agaçait un peu, que j'avais parfois envie de boxer : c'est tout naturellement qu'on a pas gardé contact après le BAC. C'est con, y avait sûrement bien mieux à faire. A présent j'ai l'impression que mon souvenir de lui est beaucoup plus net que celui que j'ai gardé de certains de mes bons potes de l'époque. Je ne sais pas si c'est parce qu'il est mort ou quoi. Mais pourquoi disserter là-dessus ? Y a plus rien à faire de toute façon, à part penser à sa famille, se dire : "quel dommage, quelle injustice" et éventuellement pleurer.

Il était 21h et j'avais beaucoup de mal à penser à autre chose. Se secouer, là, tout de suite, avant que la situation ne s'installe, parce que s'apitoyer ne nous le ramènera pas. Saisir un moment drôle, s'y fixer et tenir bon.

Le boulot, inévitablement, puisque j'y passe les 3/4 de mon temps.

Le CDI. Ma collègue assistante péda (future prof de maths)* et moi, en train de chanter devant une poignée d'élèves, qui ne savent pas s'ils peuvent se permettre de rire, ou pas.

On gueule (très mal, exprès) une chanson qu'on travaille avec la chorale du collège : When I'm gone, "Cup song", qui s'accompagne d'une espèce de chorégraphie avec des gobelets. Un chanson extraite de la BO d'une comédie musicale, Pitch Perfect. 

Se remettre dans l'ambiance de la chorale. Entendre ma géniale et survoltée voisine d'en face* (oui je le pense) dire que "c'est un film super", ou quelque chose dans le genre.

Sentir l'effet du Get 27 dans ma face. M'entendre ouvrir la bouche pour demander si c'est un film qui parle de brioches aux pépites, et la refermer en me disant que non, ça fait trop pitié comme vanne. L'alcool n'excuse pas tout.

Ladite comédie musicale. Trouver une bande annonce, voir si ça a l'air assez marrant ou pas. Ouais, ça a l'air. Le chercher en streaming, s'agacer, s'impatienter, le télécharger. En VO, avec les sous-titres... en anglais. Illégalement : faut pas abuser. J'achèterai le DVD seulement si le film me scotche, et honnêtement, là comme ça, j'y crois pas trop. Poser son cerveau et le regarder.       


"Bon, sinon, quand est-ce que tu nous parles du film (, bouffonne) ?"

Maintenant !  

C'est purement pour faire plaisir à son père que Beca vient d'intégrer la Barden University ; elle n'a pas plus l'intention d'aller en cours que de profiter de la vie d'étudiante. La jeune fille solitaire et quelque peu hautaine poursuit un autre rêve : se faire une place dans l'univers des DJs en se battant à coups de sons techno. Elle projette donc très logiquement de passer ses journées à créer des "remixes et des "mash-up" sur son Mac au lieu d'étudier.

Or, Beca sait très bien que lorsqu'on veut se faire connaître et se constituer un réseau, il vaut mieux se montrer un minimum sociable : elle se rapproche rapidement de la radio étudiante tenue par Luke, un type un peu décalé à qui elle propose ses créations, et écume d'un oeil lointain la Foire aux Activités de sa fac : saura-t-elle y dénicher un club de petits David Guetta en herbe ? Non point. Même s'il y en a pour tous les goûts, Beca ne trouve pas chaussure à son pied. Par contre, elle tape dans l'oeil de Chloé et Aubrey, deux membres des Barden Bellas, une chorale de chant a cappella exclusivement féminine.


Chloé, c'est la rousse.

Avant, les Barden Bellas formaient un groupe très sélect et défendaient leur répertoire vieillot en prônant le respect des traditions. Elles représentaient l'université au concours national de chant a cappella et pouvaient se permettre de refouler sans ménagement pas mal d'étudiantes attirées par leur prestige. Mais ça, c'était avant. Depuis, il y a eu cette désastreuse finale de concours pendant laquelle Aubrey a généreusement dégueulé sur le public en plein milieu de sa prestation, laissant s'envoler toutes chances de victoire. Autant dire que l'épisode a gelé la notoriété du groupe et généré les chambrages de rigueur : non seulement, plus personne ne veut faire partie des Bellas, mais en plus de ça, elles sont en proie à un foutage de gueule général. Les voilà réduites à recruter des filles bien loin de la perfection initialement visée, tant au niveau plastique que vocal. Parviendront-elles à vaincre enfin les arrogants Treblemakers, leurs homologues masculins et concurrents directs ?


Gros plan sur la Cup Song 

A l'issue du racolage commercial dont elle est la proie, Beca affirme simplement qu'elle ne sait pas chanter et décline poliment les propositions des Bellas, un peu à la manière dont on laisse les témoins de Jéhovah sur le pas de la porte.




Mais Chloe ne s'arrête pas à ce refus : elle piste Beca et finit par la coincer sournoisement dans les douches de sa résidence pour la convaincre de venir passer les auditions. Allez savoir pourquoi, la DJ se présente effectivement au test et éblouit son monde avec la fameuse Cup Song évoquée plus haut.

Au fait, l'héroïne est interprétée par Anna Kendrick. 
Bubulle, je pense que tu la connais.

Comme vous pouvez l'observer ici, les jonglages avec le gobelet servent avant tout à créer un rythme sur lequel la fille s'appuie pour chanter. Nombreux sont ceux qui s'amusent à reproduire la performance en y apportant des variantes. Visuellement, le résultat obtenu est fascinant...

Voilà : ça, c'est ... la version en rapport avec le film...

... ça, c'est ... magnifique ! 

.... ça, c'est .... irlandais...

et ça... c'est un peu moi...


... mais il n'en demeure pas moins assez galère à réaliser. D'ailleurs, voyant qu'après un mois d'entraînement quotidien au CDI, toujours avec ma collègue assistante péda*, mes efforts restaient stériles, j'ai été obligée de prendre des mesures radicales pour éviter que la situation ne stagne :

Faut jamais rester sur un échec.
Plus sérieusement, ça vaut le coup de s'accrocher : sachez que les gosses de la chorale réussissent très bien et s'éclatent à fond avec cette petite chorégraphie en plastique.

Sur ce, fermons la parenthèse et revenons à nos phacochères.


La dure vie des Bellas 

Beca devient donc membre à part entière de ce groupe de chanteuses aux caractères et aux qualités vocales disparates. Toutes sont tournées vers un objectif commun : battre ces cons de mecs des Treblemakers pour qu'enfin ils ferment leurs gueules., et en particulier Bumper, leur insupportable chef de file.




La guerre est déclarée ! Par conséquent, tout contact rapproché avec un gars de la bande à Bumper est prohibé, sous peine d'exclusion définitive des Bellas pour cause de haute trahison. Pourtant, les comportements hostiles manifestés ouvertement de part et d'autre n'empêchent pas le Treblemaker Jesse de draguer lourdement Beca en émettant cash l'hypothèse d'avoir des enfants avec elle. Ce qui reste, soit dit en passant, un des meilleurs moyens de faire tracer une nana jusqu'à la ligne d'horizon.




Sous la houlette d'une Aubrey à la limite du despotisme, les Bellas entament un entraînement vocal et sportif intense qui rappellera à certains des épisodes de la série Un Dos Tres... à la différence que, dans Pitch Perfect, les exercices "éprouvants" sont tournées en dérision : on reste bien ancrés dans la comédie (musicale, certes...) et ne se prend pas au sérieux.



Bien entendu, Beca s'insurge contre les chansons qu'elles vont devoir préparer, car elles lui semblent trop anciennes, mais en tant que nouvelle arrivante, elle n'a pas vraiment son mot à dire. D'autant plus qu'elle n'est pas suivie par ses copines de chorale. Sa tendance à se rebeller contre le système bien huilé des Barden Bellas ne risque-t-elle pas de nuire à son intégration ? La suite le dira.

Je m'arrête là, sinon on va encore me dire que je dévoile trop d'éléments du film (alors que non) ! 

L'originalité est ailleurs... 

De toute façon, que je vous raconte l'histoire en détail ou pas, vous verrez par vous même que le cheminement de l'intrigue de Pitch Perfect (sorti en France sous le titre The Hit Girls) est assez prévisible. Deux équipes rivales qui s'affrontent à coups de battles musicaux, une revanche à prendre, deux personnages qui sympathisent... Même pour quelqu'un qui n'est pas spécialement fan de comédies musicales, de séries télévisées telles que Glee, d'émissions de télé-réalité dans le style de Star Academy, A la recherche de la Nouvelle Star, et j'en passe, Pitch Perfect aura forcément un air de déjà-vu. Dès lors, comment faire la différence ?

Jason Moore a quand même su relever le défi ! Si le réalisateur de Dawson ne s'est pas gêné pour réexploiter le contexte du lycéen qui arrive à l'a fac, s'y paume, découvre les joies de la chambre partagée avec un(e) grincheux(se)...

Kimmi Jin, avec toute la grâce qui la caractérise...
... ou un(e) nympho...

Audrey (la colloc de Joey, Dawson S05X01)

 ... et part en quête d'une secte asso ou d'une "confrérie" aux codes aussi comiques que flippants, ...

.... telle que les Treblemakers (Pitch Perfect)

... ou les Sigma, les potes de Jack (Dawson, S05X03)
... il s'est essayé à quelques injections de fraîcheur dans son premier long métrage :

  • L'héroïne n'a pas vraiment l'âme d'une chanteuse. Alors que les héros de séries ou de comédies musicales se battent et se bouffent pour avoir le premier rôle, être les premiers de leur promo, Beca se greffe à la chorale parce que... tiens bonne question ! Bah, parce que Chloe l'a un peu tarabustée et aussi parce qu'elle a rien trouvé de mieux à faire ! C'est avec un léger mépris qu'elle considère l'enthousiasme et l'investissement de ses nouvelles copines. Bien entendu, elle finit par se prendre au jeu et par instiller le petit plus qu'elle porte en elle : son goût pour la musique électro, sa connaissance des titres actuels, sa capacité à "mixer".
  • Il est rare, me semble-t-il, qu'un réalisateur prenne le risque de mettre à l'honneur la techno, la trance. Dommage que cette nouveauté ne soit pas exploitée à fond. De même, le fait que la compétition de chant a cappella nécessite de la part des artistes une capacité à "tout faire avec la bouche" en l'absence d'instruments n'est pas vraiment mise en valeur. Mais c'était une bonne idée quand même.  
  • Amy ! Elle porte à elle seule les trois quarts des effets comiques du film. Elle est pleine d'autodérision sur son physique et parvient toujours à dédramatiser les situations tendues (plus ou moins volontairement, d'ailleurs). Je n'ai pas le souvenir d'avoir croisé un équivalent à ce personnage dans un autre film.




  • C'est assez rare pour être souligné : Pitch Perfect est un film sans cul. Autant dire que je trouve cela très appréciable ; en outre, l'absence de scènes d'amour et de sexe représentent un gain de temps inestimable : la durée du film reste en deça des 120 minutes _durée maximale supportable pour un film, à mon avis. La frustration des autres spectateurs pourra cependant se comprendre aisément : si Amy n'était pas là pour parler d'herpès, railler la coéquipière qui baise plus que la moyenne ou prendre des paris sur l'orientation sexuelle de Cynthia Rose, on pourrait croire que les étudiants de Barden ont tellement tout donné au lycée que niquer ne les intéresse plus du tout ! Quant à la pseudo histoire entre les héros, elle avance aussi vite que les travaux de rénovation de mon ancien bahut, c'est dire... Merde alors, bougez-vous un peu, même dans Loving Annabelle, il se passe deux-trois trucs à la fin ! En même temps, quand Beca aura chassé la Joey Potter qui sommeille en elle, autrement dit, quand elle saura enfin ce qu'elle veut, on pourra PEUT-ETRE songer à mettre de la monnaie de côté pour le paquet de capotes. Par contre, je suis déçue qu'elle se soit pas tapée la rousse, c'était plutôt bien parti.  
  • Ah ! J'avais jamais vu autant de vomi dans un film depuis La cité de la peur ! Je sais pas si c'est une donnée encourageante ou pas pour la suite de la carrière de Jason Moore au ciné, mais il fallait y penser... 



  • Enfin, c'est avec une grande joie que j'attibue à Pitch Perfect le Label Rainbow, réservé à toutes les oeuvres cinématographiques qui mettent en scène correctement au moins une fille ou un mec de la maison ! Par "correctement", j'entends : assez subtilement pour que l'effet produit ne sonne pas trop comme une présentation de bête de foire ni rameutage d'une clientèle ciblée pour mieux promouvoir le film.

Bon, Cynthia Rose est quand même un joli cliché ambulant, mais au moins, on ne lui met pas les projecteurs dans la gueule pour lui tirer les vers du nez... enfin si, à la fin, mais la scène tourne à la blague et on enchaîne très vite sur un autre sujet.

Attention, attention : le film est une adaptation du roman d'un certain Mickey Rapkin ; dans l'idéal, il faudrait d'abord le lire pour se prononcer sur la qualité du film. Mais maintenant que je connais l'histoire, je n'ai plus forcément envie de découvrir le roman : donc tant pis, je prends le risque d'être à côté de la plaque.

On pourra reprocher au réalisateur de ne pas assez creuser l'histoire, les personnages, de ne proposer que de courtes scènes chantées... mais la légèreté à parfois du bon. Pitch Perfect / The Hit Girls est exactement le film marrant et sans prise de tête à regarder quand on a passé une journée de merde. Comme cela vous arrivera forcément tôt ou tard, gardez ce titre en tête !


Pitch Perfect / The Hit Girls 
Jason Moore 
(Comédie musicale)
2012 
Universal 
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* Coucou Amélie !
* Coucou Val !
* Coucou Amélie (bis) !

dimanche 27 octobre 2013

La sélection des livres pas rangés : Antonio Vivaldi - Olivier Beaumont / Charlotte Voake (1999), Kidnapping - Jean-Marie Firdion (2002) et Entre mes nunga-nungas mon coeur balance - Louise Rennison (2001)


Comme dans n'importe quel métier, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs quand on est documentaliste en établissement scolaire. Soit on choisit de présenter le CDI comme un lieu hostile à toute vie humaine et par conséquent toujours bien rangé, soit on tolère la présence d'enfants tout en s'exposant au risque de trouver quelques livres en bordel dans les rayons malgré l'ambiance studieuse et un bref rappel du mode de classement en début d'heure. Le cas échéant, nous voilà face à deux nouvelles options : la réaction épidermique suivie d'une remise en ordre immédiate (mais quels boulets !! c'est pourtant pas si dur l'alphabet ! qu'est-ce qu'ils ont été me mettre un conte dans les romans ces p'tits cons), ou la réaction positive : si les documents sont mal classés, cela veut dire qu'ils ont été feuilletés, regardés, délaissés, voire lus ! Enfin ne rêvons pas trop quand même. Faisons plutôt preuve de curiosité et penchons-nous sur ce qu'ils ont laissé traîner.

Ce matin, j'ai ainsi récupéré trois livres après le passage d'un groupe de quinze ( eh franchement, CA VA ) : 

Antonio Vivaldi - Olivier Beaumont, illustrations de Charlotte Voake (1999)


Ajoutons aux deux artistes impliqués dans la réalisation de l'ouvrage la contribution vocale de Benoît Allemane, puisqu'il s'agit d'un livre-CD. Paru chez Gallimard, Antonio Vivaldi fait partie de la collection "Jeunesse Musique".

"As-tu déjà construit un instrument de musique ? Avec un roseau, on peut faire une petite flûte..." Oui, et avec du châtaigner aussi. J'ai en tête cet après-midi chaud et orageux où la mémé n'en finissait plus de faire son café. Elle m'avait promis de m'accompagner dans les bois derrière la maison pour couper une branche et me fabriquer un pipeau ; mais avant, il fallait bien faire le café, puisqu'on était dimanche après-midi ! La cafetière fumait comme une locomotive asthmatique en crachouillant des gouttes brûlantes, mais le niveau d'eau ne semblait pas baisser. Parfois, la mémé poussait le vice à en verser un peu plus dans le réservoir, provoquant de petites explosions vaporeuses. Finalement, elle avait tenu sa promesse et avait vidé au couteau un tronçon de branche bien souple _ à tel point qu'elle s'était loupée, transformant d'un coup la flûte en sifflet. Le sifflet ne sifflait pas, mais il venait d'elle ; il était joli et avait bon goût. Puis il a fini par pourrir, inévitablement, comme toute chose, comme tout le monde, et comme elle aussi.   

Je m'égare.

L'album retrace la vie du musicien italien de façon synthétique mais néanmoins complète ; chaque double page est consacrée à une étape de sa progression personnelle ou artistique, et fait mention d'une de ses compositions majeures. Je suppose que dans le même temps, le CD nous permet d'écouter le morceau de musique cité _ mais pour être honnête, je n'ai pas écouté le disque parce qu'on ne l'a pas mis en libre accès. On le prête à l'élève seulement s'il emprunte l'album ou s'il demande à l'écouter sur place, car c'est encore le moyen le plus sûr de le conserver intact et de le conserver tout court, d'ailleurs.
Moi qui n'ai aucune culture musicale, j'ai appris des choses sur le créateur des Quatre saisons qu'on apprécie parfois sans connaître, notamment qu'il était prêtre et roux _d'où son surnom de "prete rosso". Quant au principe du livre audio, signalons qu'il est très demandé par les collégiens, et pas seulement les plus jeunes d'entre eux. 


Kidnapping - Jean-Marie Firdion 2002


Le ventre perforé par une violente gastro, Benjamin n'ira pas au collège aujourd'hui et restera seul à la maison, cloué au lit. Il ne sait pas encore que des cambrioleurs ont décidé de visiter la demeure familiale. Décontenancés par la présence de l'enfant, les malfaiteurs l'emmènent avec le butin pour éviter qu'il ne les balance, et pour en tirer une rançon.
Arrivée à la moitié de ce court roman écrit par le sociologue Jean-Marie Firdion, je me suis dit que l'histoire avait un air de déjà vu, ou de déjà lu. La relation quasi fraternelle entre le héros et Paulo, le plus sympathique des trois voleurs, m'a remis en mémoire un vieux roman paru en 1960 intitulé Signé : Alouette de Pierre Véry.

ET LA CEINTURE (bordel) !
Forcément, je commençais à me sentir déçue par ce que je lisais, malgré la fraîcheur de ton de l'adolescent qui raconte ce qu'il vit avec le vocabulaire imagé qu'implique son jeune âge. Il me semblait que la situation ne présentait rien de bien transcendant pour un collégien habitué aux scènes d'enlèvement et de cambriolages qu'il peut voir en bien pire dans n'importe quel téléfilm du dimanche après-midi sur NT1. Puis le roman a évoqué la vie de Benjamin après son kidnapping, et là, j'ai clairement vu où Jean-Marie Firdion voulait en venir. Il exprime très bien une réalité à laquelle on ne pense jamais, et qui pourtant ne saurait être occultée : la difficulté n'est pas tant de vivre une agression que de s'en remettre et d'arriver à raccrocher les wagons lorsque le calme est revenu. Comment faire pour ne pas céder à la tentation de se terrer chez soi et de fuir les autres, la vie réelle qui nous renvoie sans cesse à la face l'événement douloureux ? Benjamin a bien du mal à s'en sortir : lui qui a été cueilli dans son lit n'arrive plus à dormir dans sa chambre ; aller au collège est impensable tant qu'il conservera cette basse idée qu'il se fait de lui-même : un trouillard qui n'a même pas su se défendre et qui n'a même pas tenté de s'échapper, attendant sagement que ses ravisseurs se résignent à l'abandonner à poil dans la forêt. Une semaine après l'enlèvement, la spirale négative l'a déjà emporté bien loin de toute vie sociale. Sa rencontre avec Gabrielle, une jeune fille aveugle malmenée par la vie, va-t-elle suffire à lui permettre de remonter la pente ?

Kidnapping fait un peu trop vite le tour de la question : "comment se relever d'une agression ?", mais il a l'avantage de traiter le sujet, et ça fait bien plaisir. Evidemment, le roman touchera en priorité les lecteurs qui se sont déjà retrouvés en position de victime, mais l'ouvrage de Jean-Marie Firdion peut être matière à réflexion pour pas mal de collégiens.

Le journal intime de Georgia Nicolson - 3 - Entre mes nunga-nungas, mon coeur balance. Louise Rennison (2002)





Illustrations de la couverture : Claire Bretécher

Ah ! Ca fait plaisir ! Enfin un Scripto qui ne donne pas envie de se tailler les veines ! Il s'agit ici du troisième volet de la vie trépidante de Georgia, alors j'ai pensé que pour cette fois-ci on serait obligés de s'asseoir sur la présentation des personnages principaux et sur le plantage de décor. Par chance, Bubulle a lu les deux premiers tomes dans sa jeunesse, ce qui m'a permis de me faire une idée du contexte : Georgia, 14 ans, collégienne britannique au nez et aux seins plus proéminents que la moyenne, nous raconte son quotidien aussi ordinaire que drôle et nous plonge dans son environnement familial et amical sans aucune retenue. Entre mes nunga-nungas, mon coeur balance correspond à une période automnale de deux mois environ pendant laquelle Georgia se promène sur un petit nuage, transportée par les appels (sur le fixe familial) de Robbie, alias "Super Canon". Seuls ses "nunga-nungas", ses seins donc, pour ceux qui n'auraient pas encore compris _ la couverture nous aide quand même pas mal_ la maintiennent sur le sol terrien.

"Ah, elle a fini par sortir avec !?" S'est exclamée Bubulle, elle qui s'est arrêtée au tome 2 de cette série qui en compte 10 ! Apparemment c'était mal barré...


Malgré les vacances en Écosse imposées par son père et le sentiment que ses copines n'ont même pas remarqué son absence durant cette période, la fille ne compte pas se laisser abattre et se jette à corps perdu dans une nouvelle grande cause : sauver son chat Angus de la castration. Il serait vraiment dommage que Naomi, la "bombe birmane" des voisins, se détourne du félin à cause de quelques pauvres nuits tapageuses qui ne dérangent que les vieux croûtons. Perturbée par son intérêt croissant pour son pote Dave La Marrade alors que sa relation avec Robbie, un peu plus âgé qu'elle, a toujours un côté énigmatique voire irréel, "Geo" continue l'air de rien à jouer les rebelles du Top Gang dans son école.
 
Trop "fille" pour moi, désolée !
 
Publiées il y a une bonne dizaine d'années maintenant par la comédienne et journaliste Louise Rennison, les aventures de Georgia Nicolson ne sont pas dénuées de réalisme : la connerie de la tranche 14/15 dans toute sa splendeur, mais sans le côté glauque (ce qui est appréciable, ma foi) ! Mais c'est aussi la raison pour laquelle je n'ai pas réussi à accrocher à l'histoire, malgré l'attrait de l'écriture chronologique qui facilite bien la lecture. Les copines qui se fritent subtilement pour des mecs avant de se réconcilier et d'enchaîner avec une heure de débat sur l'acné comme si de rien n'était, j'ai malheureusement trop vu, et de trop près ! C'est bien dommage de résumer le cerveau des adolescentes à cela, mais... on ne peut pas non plus ignorer ce côté de leur personnalité.. Évidemment, Louise Rennison tourne fort bien en dérision les scènes d'hystérie hormonale et de maquillage intempestif, mais le chapitre sur les vacances en Écosse n'en demeure pas moins long et pas très drôle. A mon avis, le journal de Georgia peut sonner faux pour les collégiens d'aujourd'hui, car ils trouveront sans doute les protagonistes pas assez trash pour eux. Quant à la richesse de ces expressions hautes en couleur lancées ça et là, qui ont fait le succès de la série, elles risquent de ne plus faire mouche auprès du public actuel. A tester en club lecture, pour voir ! Il faut juste que je vérifie qu'on a les deux premiers au CDI...

Petite bibliographie récapitulative des livres en bordel : 

BEAUMONT, Olivier. VOAKE, Charlotte. Antonio Vivaldi. Gallimard. Coll. "Découverte des musiciens". 1999. 27 p. ISBN 2-0705-2868-5

FIRDION, Jean-Marie. Kidnapping. Editions Thierry Magnier. 2002. 95 p. ISBN 2-7511-0041-4

RENNISON, Louise. Entre mes nunga-nungas mon coeur balance. Le Journal intime de Georgia Nicolson. Gallimard. "Scripto". 2002. 153p. ISBN 2-07-055163-6. 


      

samedi 14 septembre 2013

L'Equipe Mag n°1606 du 27 avril 2013

Je suis bien contente de dépouiller ce numéro de l'Equipe Mag et, par conséquent, d'en finir avec. J'ai fini de le lire dans le train avec Bubulle alors qu'on était en route pour les fêtes de Bayonne. Tout marchait comme sur des roulettes, mais les choses se sont gâtées le lendemain. Alors c'est parti pour le bulletinage, la mise en page, Motbis, et après on n'en parlera plus !  

« On est condamnés à l'exploit »

C'est lui qui a inspiré mon coq rugbyman

p. 6

EDITO' 
Matthieu Barberousse
« Stade décisif »

Depuis la découverte de l'existence de son compte bancaire en Suisse, les critiques du footballeur allemand Uli Hoeness au sujet de la fraude fiscale prennent un sens nouveau.
Descripteurs : FRAUDE FISCALE / FOOTBALL / ALLEMAGNE 

p. 7

SOMMAIRE


pp. 10 – 18

ENTRETIEN 

« L'idée, c'est de finir la saison en trombe. »
Karim Ben-Ismaïl – Frédéric Michalak
Photos : Wahid

Plus de dix ans après ses débuts dans le rugby professionnel, Frédéric Michalak parle de sa santé actuelle, de son envie de rejouer après sa blessure à l'épaule. A bientôt 31 ans, le demi de mêlée du Rugby Club Toulonnais a pris du recul sur sa carrière et envisage le futur avec plus de détachement.
Descripteur : RUGBY / TOULON : VAR / GESTION DE CARRIÈRE 

pp. 20 – 25

ZOOM
Photo Stéphane Mantey : Bayern – FC Barcelone, demi-finale aller de la Ligue des Champions.
Photo David Rogers / Getty Images / AFP : Bath – Leicester Tigers, 21ème journée du championnat d'Angleterre.
Photo Donald Miralle / Golden Boy via Getty Images : Championnat du monde des Super-Welters, Saul Alvarez contre Austin Trout


pp. 27 – 28

MAGZAP 
Christelle Bonnet
« Les nominés pour les Gilbert de la phase régulière de NBA sont... »

L'Equipe Magazine offre des Gilbert aux basketteurs qui se sont fait remarquer de la pire des manières au cours du championnat de NBA.
Descripteurs : BASKET-BALL / ETATS-UNIS / 2010- 

« Cette semaine on a reçu ça ! »
Photos : maintien de l'équipe de France de Fed Cup, Gattuso, Sir Alex Ferguson, Jos Luhukay, Yohan Cabaye.


p. 30

(Mes) aventures
Chrystelle Bonnet

« Ca roule »
La journaliste raconte son quotidien au volant de sa voiture prêtée par L'équipe.

L'interview (f)utile
Alexandre Roos.

Thibaut Pinot


p. 32

JOURNAL DE BORD
« En chantier »
Fabrice Pellerin

L'entraîneur de Camille Muffat et Yannick Agnel raconte le quotidien des deux nageurs au fil des compétitions, des séances de préparation et des obstacles imprévus.
Descripteurs : NATATION / ENTRAINEMENT SPORTIF / FRANCE 

p.34

LEFRED-THOURON bat le pavé
BD


pp. 38 – 52

REPORTAGE

pp. 38 – 48
« Ultra contestataires »
Christophe Larcher
Photos : Christophe Calais

Les supporters ultras du club d'Al-Ahly ont eu une influence sur les débats politiques en Egypte. S'affichant clairement anti-moubarak, ils ont contribué à la révolution de 2011 et sont encore aujourd'hui farouchement opposés aux agissements de la police. La mort de 74 d'entre eux à Port Saïd le 1er février 2012 à l'issue d'un match a renforcé leur sentiment de haine.
Descripteurs : FOOTBALL / REVOLUTION EGYPTIENNE : 2011 / PUBLIC : SOCIOLOGIE / 

pp. 50 – 52

« Yoshihide Kiryu comme la foudre »
Alban Traquet
Photos Pierre Lahalle

Agé de 17 ans, le lycéen japonais a battu le record du monde des cadets sur 100m avec un temps de 10''19. Il rêve de participer aux Jeux Olympiques et de rivaliser avec Usain Bolt.
Descripteurs : COURSE D'ATHLETISME / JAPON / JEUX OLYMPIQUES /

pp. 54 – 64

PORTFOLIO

« Des gars sans gravité »
Rémy Fière
Photos : Pierre-Emmanuel Rastoin

L'art du déplacement, plus connu sous le nom de « yamakasis » en référence à ceux qui l'exercent, est en plein développement. Il se situe généralement en contexte urbain et revendique son caractère professionnel. Agés de 20 à 30 ans, ces « traceurs » peuvent montrer leurs étonnantes figures (le saut de l'ange, le passe-muraille, le tchic tchak) dans des compétitions internationales.
Descripteur : PRATIQUES SPORTIVE / MILIEU URBAIN / FRANCE 

pp. 66 – 67

PORTRAIT

« L'ange gardien »
L.Moisset

Patrice Annonay, gardien du PSG Handball, se distingue par ses qualités de joueur autant que par son esprit d'équipe et sa fidélité au club de la capitale.
Descripteurs : HANDBALL / PARIS : FRANCE / 2010- / 

pp. 68 – 74

ENTRETIEN
Erik Bieldermann
« Je ne joue pas au hockey pour gagner des titres. Je joue par amour. Jaromir Jagr »

A 41 ans, le hockeyeur tchèque s'est constitué un palmarès au cours de sa carrière en NHL et en Russie. Mais les titres ne comptent pas à ses yeux : pour lui, tout est question de travail, de volonté, de sentiments et de principes.
Descripteurs : HOCKEY SUR GLACE / RÉPUBLIQUE TCHÈQUE / RUSSIE /

pp. 76 – 77

REPORTAGE
Alexis Blanc
« Champions à louer

Les Etoiles du Sport proposent la box des étoiles, c'est à dire une demi-journée de sport avec un champion. Aujourd'hui, c'est le skieur Julien Lizeroux qui accueille des groupes parents-enfants, des fans, pour partager son expérience.
Descripteurs : SKI / PUBLIC : SOCIOLOGIE / ECHANGE DE SAVOIRS / 

pp. 79 – 85

MAG'PLUS
Pages coordonnées par Bruno Garay

pp. 79 – 80

HIGH-TECH
Christophe Sefrin
« Envoyez du son »

Sélection de quatre barres de son.


p. 81

MODE
Marie-Anne Bruschi
« Pilotez à vue »

Sélection de trois paires de lunettes de soleil.


p. 82

MOTEURS
Didier Braillon
« Aristo passe-partout »

La Jaguar XJ All Wheel Drive, avec ses quatre roues motrices, est performante sur tous les terrains et par tous les temps.


p. 83

BEAUTE
Elsa Margot Amari
« Nettoyage de printemps »

Sélection de produits de beauté pour homme visant à purifier la peau et à la rendre moins grasse.


p. 84

SHOPPING
Laurence Larrière
« Eric Terrien côté mer »

Le champion de stand-up paddle décrit la tenue qu'il porte et le matériel qu'il utilise.

p. 85

GOLF
Pierre-Michel Bonnot 
« Ailleurs à portée de club »

Le Wentworth Club est un passage obligé du PGA Championship, championnat européen de golf. Si le très chic Westcourse est déjà bien connu, le côté « East » gagnerait à l'être un peu plus.
Descripteurs : GOLF / ANGLETERRE / 2010- / 

p. 86

CONSO
Service commercial de l'Equipe

« Un parfum modèle »
« Entente fusionnelle »
« Luxe durable »
« Panache, rituel et protocole »
« Fonceur » : Carlos Rosillo, président et co-fondateu de Bell & Ross


p. 88

AVANT HIER
Xavier Barret
« Il y a trente ans dans l'Equipe Magazine »

30 avril 1983 : le retour à la compétition d'athlètes retraités. Le parcours de Raymond Kéruzoré à l'EAG. Photos du Grand Prix de Motocross à Vitrolles.


« Et à la une de l'Equipe, cette semaine-là »


p. 89

SERIE NOIRE
« Meurtres en série »
Le Marquis


Retour sur un fait divers daté de 2003. Juan Catalan, frère de dealer, est accusé d'avoir assassiné une jeune fille témoin d'un règlement de comptes sur fond de drogue. Son alibi : il assistait à un match de base-ball. 
Descripteurs : BASE-BALL / MEURTRE / TRAFIC DE DROGUE / 2000- /

"L'Equipe Mag (Paris)", Supplément de L'Equipe n°22470. ISSN 02453312, (2013-04-27)n°1606