dimanche 19 juillet 2026

[BD] Les grandes grandes vacances - Emile Bravo / Paul Leluc / Gwénaëlle Boulet (2021)

Les grandes grandes vacances - 1 - "Drôle de guerre" 

Dessins : Emile Bravo - Réalisation : Paul Leluc - Adaptation : Gwénaëlle Boulet 

Bayard Jeunesse, 2021   

Publiée dans le magazine Astrapi avant de sortir en 5 tomes dans la collection BD Kids. 

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la série animée Les grandes grandes vacances, régulièrement diffusée à la télé depuis 2015. Il est à présent disponible sur la plateforme Lumni, c'est dire si ça rigole plus, on est carrément dans de la ressource pédagogique, là !!  

Personnellement, c'est via son adaptation en BD que je la découvre. 


Eté 1939, à l'aube de la seconde Guerre Mondiale. Ernest et Colette et leurs darons viennent passer quelques semaines de vacances chez papi et mamie en Normandie, le temps que leur mère atteinte de tuberculose puisse respirer un air meilleur. Du moins, c'est la version officielle... 

Très vite, les parents repartent en les laissant aux bons soins des grands parents, l'un parce qu'il est mobilisé, l'autre parce qu'elle doit se soigner pour de vrai ; les petits Parisiens comprennent qu'ils ne sont pas près de revoir la capitale, pour le plus grand bonheur de Colette, encore insouciante, et au grand désarroi d'Ernest, qui n'aime pas trop la campagne. 

Entre incertitude, grands espaces, amitiés et chamailleries avec leurs nouveaux camarades, ils ne savent pas encore que les mois à venir vont changer leurs vies... et que le pire est à venir.  

A souligner : cette BD est apparue à plusieurs reprises dans le cahier de suggestions mis à disposition des élèves au CDI, et j'avoue que ça m'a pas mal intriguée, tellement elle détonnait au milieu des shônen et autres mémoires de Tiktokeurs !  

Ce premier album est accessible aux jeunes lecteurs à partir de 8-10 ans : le contenu demeure soft, en dépit du contexte historique sombre ; on y parle des débuts de la guerre tels qu'ils ont été vécus par la population rurale des environs de Dieppe, avec ses premières restrictions alimentaires et son hostilité envers les gens venus d'ailleurs. Malgré tout, la vie continue ; Colette, Ernest vivent leur enfance à peu près normalement, en construisant des cabanes, en allant à l'école et en partant à la découverte du village de leur mère. 

Il est beaucoup question de rejet face aux gens "d'ailleurs", toujours contrés par un message d'ouverture d'esprit transposable à n'importe quelle époque : c'est appréciable. 

Un dossier pédagogique bien documenté clôture l'album : il est assez éclairant sur les éléments historiques évoqués au fil des planches (à savoir, la déclaration de guerre, les surnoms donnés aux Allemands, la ligne Maginot, la "drôle de guerre")... 


  



  


mercredi 15 juillet 2026

[MANGA] Erio & The Electric Doll - Shimazaki Mujirushi ; Kuroimori (2022)

Après un an et trois mois, Marine est déjà remplacée.
Je ne sais même pas pourquoi je suis surprise et triste à ce point.


Erio & The Electric Doll - 1 
Scénario : Shimazaki Mujirushi
Dessin : Kuroimori 
2022 
Edition de la photo : Mangetsu, 2025 




Résumé 

Quelque part sur Terre, en 2200. La population humaine se relève difficilement d'un siècle de guerre qui l'a opposée aux androïdes tueurs pilotés par l'IA. Pour interrompre ce conflit ravageur, les hommes n'ont eu d'autre option que d'interdire l'électricité, énergie nécessaire au rechargement des robots soldats et espions. Depuis, tout le monde vit au rythme des usines, du chauffage au gaz et des machines à vapeur... 

Ange est l'une des dernières "Electric Dolls" encore en état de marche ; elle a recueilli Erio, une enfant capable de générer de l'électricité naturellement, car cela lui permet de se faire rebooster dès que sa batterie se vide. Toutes deux vivent dans un phare, à l'écart de la société. Mais Erio a quinze ans, et Ange, aussi pragmatique qu'un robot puisse l'être, considère qu'il est temps pour elle de ne plus se limiter à sa seule compagnie : elle doit rencontrer d'autres êtres humains.          

Les voilà donc parties à la découverte du vaste monde... 

Avis 

Une histoire originale, avec pour décor un univers steampunk qui sonne juste dans notre contexte actuel d'essor des intelligences artificielles ! En Perceval de la révolution industrielle, l'innocente Erio apprend (parfois à ses dépens) à décoder les relations humaines. En cela, Ange ne peut pas l'aider puisqu'elle n'est pas capable de ressentir la moindre émotion... Cependant, sa connaissance purement théorique sera parfois d'un grand secours. 

A la base, j'ai été intriguée par ce manga après l'avoir vu apparaître dans des recommandations de BD queer ; effectivement, Erio aime Ange, elle le clame haut et fort, trouve toujours un prétexte pour l'embrasser. Sauf que l'androïde n'apprécie pas, et le dit très clairement. Alors, même si c'est un running gag plus qu'autre chose, qu'un robot ne souffre pas, etc, la question du consentement se pose.  Ce point-là m'empêche de le mettre au CDI. 

C'est vraiment dommage, car il aurait été très intéressant pour les 4°-3° avec ses réflexions sur les énergies fossiles, l'industrie, la délation, la vie après la guerre, le vieillissement, le libre arbitre... 




  



lundi 13 juillet 2026

[PRIX DES INCORRUPTIBLES] La sélection CM2/6ème 2026 - 2027

[ARTICLE EN CONSTRUCTION]

Normalement, c'est bon ! Puisque cette fois-ci on a réussi à bien se "partager" les projets prévus l'année prochaine, nous allons pouvoir proposer le Prix des Incos à une classe de CM2 et à une classe de 6ème, dans le cadre de la liaison école-collège. C'est la première bonne nouvelle. 

La seconde, c'est que la sélection s'annonce (à première vue) beaucoup plus feel-good que celle de l'année dernière ! 


Wesh la fée ! Rachel Corenblit / Joëlle Dreidemy
Bayard Jeunesse - 2025 




Résumé 

Difficile d'avoir confiance en soi lorsqu'on est un petit 6ème dyslexique, qu'on a un grand frère charismatique, et qu'on se fait régulièrement tyranniser par des garçons du collège. Charlie porte sa croix au quotidien, souffrant autant de ses difficultés scolaires que du mépris d'Inès, sa brillante voisine de classe. A la maison, rien ne va plus : son père déprime depuis qu'il est au chômage, et sa mère n'a guère de temps pour lui car elle est trop occupée à tenir le foyer familial à bout de bras. 

Mais c'est bien connu : lorsqu'on touche le fond, on ne peut que remonter ! 

Un soir, en sortant la poubelle, il découvre une fée coincée dans un container à ordures. Plus précisément une fée au bout du rouleau depuis qu'elle vient de se faire renvoyer de l'Institut de Formation des Fées à cause d'un fâcheux manque de concentration. Il semblerait que Charlie ne soit pas le seul à avoir la vie gâchée par ses particularités ! La rencontre des deux éclopés va faire des étincelles. 

Avis 

Le pitch de Wesh la fée ! m'a d'abord laissée sceptique et amusée : un héros harcelé qui galère en cours, une cité comme théâtre de l'action, les rats, les chats errants, le papa en dépression... Voilà qui promettait un roman jeunesse à l'atmosphère bien lourde ! Eh bien, pas du tout ! A partir de sujets sérieux qui auraient pu amener un malaise ambiant, l'autrice a réussi à créer une histoire très positive et souvent drôle. 

J'ai beaucoup aimé la façon dont elle a fait évoluer la famille de Charlie, une famille qui a perdu l'habitude de se parler au fil du temps. Et puis le choix d'un personnage principal dys qui va chez l'orthophoniste, ça fait tellement de bien. Wesh la fée hyperactive est très rigolote dans son rôle de Clochette vorace, et la bande de chats apporte une touche de légèreté à l'ensemble.  

Rien à dire de négatif sur ce livre, si ce n'est que la façon dont est traitée la situation de harcèlement m'a moyennement convaincue, mais bon pourquoi pas ! 





samedi 27 juin 2026

[CINEMA] Shana - Lila Pinell (2026)

Shana est un film que j'ai failli ne pas voir !

Alors que tout le monde s'était enfin trouvé une place dans la salle, un projectionniste du cinéma est venu nous dire qu'un problème technique risquait de compromettre le bon déroulement de la séance. Il nous a assez vivement encouragé à aller nous faire rembourser, tout en nous assurant qu'une tentative de réparation était en cours. Le film s'est lancé quelques minutes plus tard, finalement. 



Shana 

Lila Pinell 

2026

Shana, une jeune femme dans la vingtaine, mène une double vie : elle est partagée entre le trafic de drogue de son copain toxique, dont elle a repris les rênes depuis qu'il est incarcéré, et ses incursions plus ou moins heureuses dans sa famille juive pratiquante qui ne sait pas du tout dans quoi elle trempe. 

Pourtant, elle sait rester la même en toutes circonstances : si son allure frivole, (faussement) superficielle forte en gueule et insouciante passe très bien dans sa bande d'amis, elle est plutôt mal perçue dans son cercle familial _ où elle ne s'éternise jamais. Cela ne l'empêche pas d'être très à l'écoute de sa jeune soeur angoissée par la préparation de sa bar-mitsvah. 

L'équilibre fragile de Shana se voit menacé par une succession d'événements : sa grand-mère meurt et elle hérite d'une bague censée la protéger du mauvais oeil ; l'"amour de sa vie" sort de prison plus tôt que prévu : comment va-t-il réagir s'il s'aperçoit que les comptes ne sont plus ce qu'ils étaient ?  

Ce film ne raconte pas une histoire avec un début et une fin, mais il présente un segment de la vie chaotique d'une fille qui avance coûte que coûte, avec ses armes et ses casseroles. D'ailleurs, le parcours de Shana fait explicitement écho aux "Dix Malheurs d'Egypte" envoyés par le dieu des Hébreux sur les Egyptiens, dans l'Ancien Testament. 

Je l'ai bien aimé ce long métrage plutôt rapide (1h24) parce qu'il rend bien à l'écran le mécanisme du couple destructeur, où l'héroïne n'arrive plus à distinguer les violences des preuves d'amour. Comme le dit l'un des personnages : "tant qu'on est dedans, on ne s'en rend pas compte". L'héroïne déjoue le cliché de la fille idiote et bling bling, en se montrant responsable et de bon conseil à plusieurs reprises. J'ai eu l'impression de voir ma soeur à 18 ans : mêmes intonations, mêmes éclats de voix, mêmes délires, sauf la drogue, même goût pour les motifs léopard et les gros bijoux, même coiffure. La ressemblance était presque physique, c'était déroutant.  

Si vous êtes phobiques comme moi : TW gros serpent au milieu du film, soyez prêts ! 

dimanche 21 juin 2026

[EXPOSITION] La Caverne de Sax - Eglise de la Madeleine à Paris (2026)

Aller à l'Eglise de la Madeleine à Paris pour visiter "La Caverne de Sax" est une manière efficace de supporter la canicule ! 

Depuis le 18 juin et jusqu'au 28, l'artiste Sax (Henry Blache de son vrai nom) expose 50 de ses dernières oeuvres : on peut y voir notamment plein de toiles représentant des têtes d'animaux très colorées, aux regards très expressifs, dans un style street-art. Aux tableaux s'ajoutent des tuiles de toit peintes, et des vieilles partitions musicales tenant lieu de support à de superbes oiseaux peints à la gouache. Comme vous vous en doutez, j'ai particulièrement apprécié cet hommage à la volaille. 

Sax a grandi près de la grotte Chauvet et l'art rupestre a beaucoup influencé son art ; il explique sur son site que sa "Caverne" est le résultat d'un travail d'introspection, et qu'elle dit beaucoup de son rapport à la nature. 

Même si cette exposition ne compte "que" ses travaux les plus récents, elle nous apprend que Sax s'est aussi illustré dans le land-art tout récemment et nous donne un petit aperçu de ses compétences, via quelques photos. On retrouve bien cette nécessité de mêler les éléments naturels à la peinture sur les tableaux, dont les reliefs sont parfois assurés par des aiguilles de pin, du sable, des morceaux de bois..  

C'est gratuit ; certes, on en fait assez vite le tour, cette petite balade en forêt donne bien envie de découvrir l'univers du street-artiste. 


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vendredi 19 juin 2026

[BD] Les Nombrils - Delaf, Dubuc (2013)

Trouver et maintenir un équilibre dans une relation (quelle que soit sa nature), c'est aussi compliqué et minutieux que le réglage d'une chasse d'eau. 


Les Nombrils - 1 - Pour qui tu te prends ? 

Dubuc / Delaf 

Dupuis, 2013 


Depuis leur entrée fracassante dans le bac à BD du CDI, aux alentours de 2016, Les Nombrils ont toujours eu un grand succès au collège... Aussitôt prêté, aussitôt rapporté, et prêté de nouveau ! Si bien que je n'ai jamais pu me poser pour lire sérieusement ne serait-ce que les premiers albums. C'est chose faite pour le premier tome. Que dire, si ce n'est que cette lecture m'a rappelé que l'expérience ne doit pas faire oublier les fondamentaux et qu'il est crucial que lire (ou au moins bien bien bien feuilleter) les fucking bouquins qu'on met à disposition des gosses !! 

Un trio inséparable de filles déambule dans lycée, à l'affût des gars assez potables pour prétendre à conquérir leur coeur, à l'image de John John le beau motard. On a d'abord l'impression que les belles fringues, le maquillage soigné et les techniques de drague sont le fond de commerce des gags qui s'enchaînent au fil des planches, pour le plus grand bonheur du public cible... mais attention, en y regardant de plus près, c'est plus compliqué que ça ! 

L'amitié qui lie les trois filles est extrêmement déséquilibrée ! Jenny et Vicky, les deux filles populaires "stylées", passent leur temps à pourrir la vie à la sage et gentille Karine : cette dernière, complexée par sa grande taille et fréquemment qualifiée de "moche", est ni plus ni moins le bouc émissaire des deux autres. Beaucoup de blagues se font sur son dos, mais les deux pestes se mangent aussi quelques retours de karma de temps en temps ! 

Lorsque Jenny et Vicky apprennent que Karine a un ticket avec Dan, un mec forcément trop bien pour elle, elles ne traînent pas à saboter leur idylle naissante... 

Personnellement, ce tome 1 des Nombrils ne m'a pas du tout fait rire ! Cependant, je l'ai trouvé intéressant et réaliste dans sa manière de présenter les dynamiques de groupes, pas toujours saines, les amitiés toxiques, le diktat des apparences chez les jeunes (même si les personnages sont parfois très stéréotypés)... Désormais cette BD figurera dans la sélection "Non au Harcèlement", car pour moi c'est LA grosse thématique de l'album. 

Je compte continuer cette découverte de la série car beaucoup de critiques lues ça et là affirment qu'elle gagne en profondeur et en intérêt au fil des tomes. Pour l'instant, elle me fait juste remonter la bile de mes années de lycée !  


mercredi 10 juin 2026

[MANGA] Détective Conan - Gosho Aoyama (1994, série en cours)

Détective Conan

Gosho Aoyama 

Kana 

Série shônen débutée en 1994, toujours en cours ! On en est au tome 105 en France (et 107 au Japon). 


Tome 1

Shinichi, 17 ans, passe son temps libre à jouer les détectives en herbe. Cela lui réussit : son sens de la déduction lui vaut déjà une certaine renommée auprès de la police locale, qui ne semble plus étonnée de le voir débarquer sur une scène de crime. Sa passion pour les enquêtes vire parfois à l'obsession, au grand agacement de son amie Ran qui a parfois l'impression de passer au second plan. 

Un jour, une affaire tourne mal, et une bande de malfaiteurs surnommés "les hommes en noir" lui font ingurgiter un poison. Shinichi ne meurt pas, mais son corps se transforme en celui d'un enfant de 6 ans. Forcément, sa vie change du tout au tout : on a beau être un excellent détective, difficile de se faire entendre lorsqu'on n'est "qu'un petit", et que personne ne vous reconnaît _même pas votre copine ! 

Aidé par le professeur Agasa, seul ami à connaître sa véritable identité, Shinichi va se faire appeler Conan et va être recueilli temporairement par Ran. Cette dernière vit avec son père, un détective raté qui se prend pour un génie : cela va lui permettre de garder un pied dans son univers de prédilection et de continuer à enquêter comme un pro. 

Parallèlement, il part en quête de l'antidote qui lui rendra son apparence d'origine. 

Avis  

J'étais passée complètement à côté de ce célèbre manga ! Il a fallu qu'une poignée d'élèves me suggère qu'on en parle en club lecture pour que je me penche dessus _à vrai dire, je trouvais leur engouement suspect et je voulais vérifier qu'il n'y ait rien de chelou dedans avant de le mettre au CDI... Mais non, pas du tout ! Son succès est tout à fait compréhensible et ce premier tome a de quoi séduire les lecteurs de tous âges, pour bien des raisons : 

- les enquêtes, courtes et bien ficelées, sont agréables à lire même si on n'est pas fan d'histoires policières  

- l'auteur représente bien la difficulté d'être écouté lorsqu'on est un enfant

- la romance impossible entre Ran et Shinichi "coincé" dans son enveloppe de Conan

- les zones d'ombres des personnages _ on devine qu'il y a un mystère autour des parents de Shinichi

- la touche d'humour _ Détective Conan est avant tout un manga drôle, avec quelques personnages à fort potentiel comique (M. Mouri, le professeur Agasa...)  

Cette série en réconciliera plus d'un avec le genre policier. 


Tome 2  (1997)



Dans ce tome 2, on suit le héros dans sa redécouverte des "joies" de l'école primaire ! Logé temporairement, et sous une fausse identité, chez M. Mouri et sa fille Ran, Conan doit faire des pieds et des mains pour tenir son rôle, que ce soit dans ses escapades avec ses nouveaux copains de classe, ou auprès du détective M. Mouri, qu'il accompagne plus ou moins discrètement dans ses enquêtes.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le travail ne manque pas dans les rues de Tokyo : une jeune fille cherche son père disparu, un homme meurt carbonisé à la fête du feu, et dans une maison fermée depuis des années, on entend de drôles de cris... Attention à ne pas s'arrêter aux apparences : les victimes et les bourreaux ne sont pas toujours ceux qu'on croit ! 

Conan met entre parenthèses sa recherche de l'antidote qui lui rendra son corps de jeune homme, car il est trop occupé à éclaircir les mystères ! Faute de mieux, le professeur Agasa fait de lui un "enfant augmenté" en l'équipant de gadgets visant à compenser les limites que lui imposent son petit gabarit : transformateur de voix, bretelles élastiques, chaussures bricolées... 

L'action est toujours aussi bien menée, de même que les intrigues !