samedi 2 mai 2026

[UNE VIE DE CHIEN] Bêtes de somme - 1 - Mal de chiens. Evan Dorkin ; Jill Thompson (2012)

Impossible d'entrer dans une salle d'attente sans m'effondrer, à présent.
Je m'en aperçois maintenant ; les larmes sont gérable presque partout ailleurs, mais pas dans les lieux médicaux. Quels qu'ils soient ils me transportent à Pellegrin ou à l'hôpital de Périgueux, ils me rappellent que les derniers moments partagés avec ma soeur sont des moments d'angoisse et de mauvaises nouvelles enrobées de sourires crispés. 
Si tout le monde avait simplement fait son travail, à son échelle, cela ne se serait pas passé ainsi. C'est dur de les voir vivre et de la savoir morte. 

Bêtes de somme - 1 - Mal de chiens 

Titre original : Beasts of burden

Evan Dorkin (scénario) Jill Thompson (dessin) 

Delcourt, 2012 


Une bande de chiens et de chats menant une vie paisible dans la banlieue de Sommers Hill est régulièrement confrontée à des phénomènes surnaturels. Aucun d'entre eux n'a de super-pouvoirs... Certains ne sont même pas aventuriers dans l'âme... Tous ont leurs petits défauts. Mais ils savent se montrer courageux face aux épreuves, et ça compense : à l'insu des humains, et au prix de grandes trouilles, ils parviennent à ramener le calme dans le voisinage. 

Leur succès est bientôt reconnu par le Sage Berger, un chien mage qu'ils invoquent lorsqu'ils sont en difficulté : il les promeut à leur tour "Sages Bergers" de leur secteur. Les voilà donc chargés d'enquêter sur l'origine du "mal" qui ronge Sommers Hill, et qui attire dans la zone tout un tas d'êtres maléfiques et d'événements paranormaux. 

En effet, il s'en passe, des choses, dans ce premier tome découpé en une succession d'histoires courtes : une niche hantée, un loup garou, une grenouille géante, des zombies... Chaque chapitre peut être lu indépendamment, mais un fil rouge relie le tout. 

Coup de coeur pour cette BD beaucoup trop méconnue ! On se croirait dans Ca de Stephen King, mais avec des chiens et des chats qui se vannent gentiment en prenant bien garde de ne pas louper l'heure de rentrer à la niche. 

Au début, j'ai pensé que Bêtes de somme s'adressait à un jeune public, trompée par les (magnifiques) portraits d'animaux de Jill Thompson et le choix de couleurs printanières pour dépeindre les alentours de la petite banlieue américaine... Mais non, car la dimension horrifique de l'oeuvre est importante. C'est d'ailleurs frustrant de se dire qu'on ne pourra pas le glisser trop tôt dans les mains des enfants, car certains passages sont bouleversants dans le bon sens du terme, et vecteurs de messages positifs... D'autant que l'humour est aussi au rendez-vous. 

Série découverte dans un épisode ancien du podcast Comicsphère (One Shots First #4) consacré aux animaux extraordinaires dans les comics. 

 

mardi 28 avril 2026

[ROUX COOLS] Mortelle Adèle - 1 "Tout ça finira mal". Mr Tan ; Miss Prickly (2012)

La rousse la plus célèbre des cours de récréation depuis quelques années. 


Mortelle Adèle - 1 - Tout ça finira mal 

Mr Tan, Miss Prickly 

Bayard Jeunesse, 2012 


Depuis quelques années, les élèves s'arrachent les Mortelle Adèle quand ils viennent au CDI ; face à un tel phénomène, il a bien fallu s'y mettre ! 

Des couettes, un chaton dans les bras, une taille de hobbit, une jupe d'uniforme... on ne se méfie pas une seule seconde de la petite Adèle. Et pourtant, on devrait : cette enfant a toujours une idée sordide (et souvent très drôle aussi) derrière la tête !  

Adèle a des parents attentionnés qu'elle taille dès qu'elle en a l'occasion, des camarades de classe, un amoureux qu'elle adore tyranniser ; pourtant, sa vie est un enfer, puisqu'elle déteste tout et tout le monde (ou presque) ! "Tout ça finira mal" est une succession de gags qui tiennent sur une ou deux pages, au cours desquelles on apprend à connaître cette héroïne très créative dans ses diableries et surtout très lucide sur le monde qui l'entoure. Faisant fi de l'autorité, Adèle n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat pour dénoncer les failles des adultes  _sans jamais dire aucun gros mot, soit dit en passant. Fuyez, Ariol, Tchoupi et autres gentils Pyjamasques, vous n'êtes pas prêts à assister à une dissection de poupée, ou à l'expédition à la benne d'un chaton (pas du tout) mort !

D'abord un peu réticente sur l'aspect de la BD, notamment sur le choix d'un petit format et sur la typographie des bulles, j'ai vite été entraînée par le ton peu conventionnel et l'humour noir de cette héroïne. Bien pire que la Helga Pataki de Hé Arnold, pas encore aussi siphonnée que la Villannelle de Killing Eve, Adèle vous déstabilisera tout en restant attachante _comme beaucoup de vrais enfants, en fait !  

On appréciera la présence de quelques planches relayant des propos féministes, c'est toujours bon à prendre. 


Il est important de savoir que Mr Tan a inventé ce personnage lorsqu'il était enfant, pendant une période où il se faisait harceler à l'école : avant d'arriver dans nos librairies et de faire rire les gosses, Adèle a été un exutoire pour son auteur. Je trouve ça vraiment fort, comme histoire ! 

On a déjà parlé de Mr Tan, Antoine Dole de son vrai nom, dans le billet consacré à son roman intitulé Naissance des coeurs de pierre. 


dimanche 26 avril 2026

[BD] Les forêts d'Opale - 1 - Le bracelet de Cohars. Arleston ; Pellet (2004)

Un peu d'heroic fantasy, parc que ça faisait longtemps !


Les forêts d'Opale - 1 - Le bracelet de Cohars 

Arleston ; Pellet 

Soleil, 2004 

46p. 



Le village de Drummor est en effervescence : ce n'est pas souvent qu'un barde s'arrête dans cette bourgade nichée au cœur de la forêt d'Opale ! L'événement est d'autant plus étrange qu'au même moment, un voyageur venu d'une contrée lointaine à dos de waphan (une chauve-souris géante) atterrit sur le seuil de l'unique auberge. 

Ce dernier est chasseur et n'a d'autre but que de se rendre chez Melkior le verrier : lui seul peut lui fabriquer les lunettes qui lui permettront de ne plus manquer ses proies ! Son expédition va nous permettre de rencontrer le personnage principal de la BD : Darko, le fils de Melkior. 

Le jeune Darko est loin d'imaginer que dans quelques heures, sa vie va être bouleversée par une cascade de révélations : il va apprendre que le barde Urfold est en fait son oncle, qu'il est venu là pour l'emmener loin du village, car il est l'héritier d'une lignée de puissants magiciens ; en cela, il devient une menace, et donc un homme à abattre pour les Prêtres de Lumière, une sorte de clergé qui règne d'une main de fer sur les peuples de la forêt. 

Mais les inquisiteurs ont redoublé d'efficacité ; ils sont déjà aux portes de Drummor lorsque Darko s'apprête à partir après avoir reçu quelques instructions. Aura-t-il le temps de fuir en évitant un bain de sang ? 


Ce premier tome arrive à bien nous motiver pour la suite, en situant bien l'univers (que les habitués du genre trouveront peut-être classique) sans nous perdre pour autant.

L'histoire est bien rythmée, les aventures s'enchaînent juste assez vite pour qu'on ne s'entende pas respirer, mais sans que ça fasse catalogue. 

Les amateurs de Lanfeust, de créatures hybrides WTF, de fantasy non dénuée d'humour apprécieront particulièrement ! A suivre ! 







vendredi 24 avril 2026

[ROMAN] Frère d'âme. David Diop (2018)

Je n'avais pas encore réussi à consulter la copie du "dossier médical intégral" de Marine, celle qui ne pouvait être obtenue que via le médecin traitant, soi-disant. 

Le courage me manquait.

Je profite de quelques jours de congés pour m'y plonger.

C'est une blague... 

Il ne contient que des lettres déjà envoyées au médecin, suivant la procédure habituelle : quand on consulte un spécialiste, ou quand on est hospitalisé, une lettre est envoyée d'office au généraliste. 

Ces lettres,  j'y ai déjà accès : Marine les avait reçues aussi, et rangées soigneusement de son vivant.

J'en déduis que le doc n'a rien demandé à l'hôpital, et qu'il a juste imprimé ou photocopié ce qu'il avait déjà dans son dossier, et qui concernait ma sœur, de près ou de loin. Zéro résultat de prise de sang. Rien sur le suivi d'oncologie. Rien sur les passages par le SAMU.

Il se fout vraiment de notre gueule.


Frère d'âme 

David Diop 

Seuil, 2018 


Première guerre mondiale, en France. Alfa et Mademba sont deux tirailleurs sénégalais perdus dans l'horreur des tranchées ; ils viennent du même village, se connaissent depuis toujours, et se disent "plus que frères". Aussi, quand Mademba est mortellement blessé par l'attaque sournoise d'un ennemi, Alfa sombre doucement mais sûrement dans la folie : il vengera son ami, faute d'avoir eu le cran de l'achever lorsqu'il le lui a demandé. 

Inquiet et effrayé de le voir régulièrement revenir du combat avec la main tranchée d'un allemand en guise de trophée, le capitaine Armand préfère renvoyer Alfa "à l'Arrière", le temps qu'il "se repose" _et qu'il se fasse soigner. Loin du champ de bataille, le Dr François va l'amener à raconter sa vie d'avant la guerre, avec son lot de bons moments et de peines. 

Ici, la guerre est vue de l'intérieur ; elle est racontée par un jeune homme qui découvre le vaste monde de la pire des manières. Le vocabulaire est simple, souvent cru, toujours très imagé... Les phrases se répètent, au rythme du traumatisme qui tourne en boucle dans la tête d'Alfa, et au fil de ses questions existentielles : qu'y a-t-il derrière les sourires et les yeux des autres ? Serait-il vraiment le "sorcier", le "dévoreur d'âmes" qu'on le soupçonne d'être ? 

Un roman troublant, surtout dans les derniers chapitres qui peuvent être interprétés différemment d'un lecteur à l'autre _et causer un certain malaise. Il montre que la guerre peut tuer de bien des façons.  

Prix Goncourt des lycéens 2018. 

A partir de 16 ans, mais il me paraît accessible pour des 3ème (d'autant que ça correspond à leur programme d'histoire)


mercredi 22 avril 2026

[MANGA] Nana - Ai Yazawa (2002)


Aujourd'hui, on s'attaque à Nana, un "classique" du manga dont j'ai beaucoup entendu parler sans jamais le lire ! 



Nana - 1

Ai Yazawa (2002) 

Photo : édition Delcourt

Ce shojo raconte les parcours croisés de deux jeunes japonaises qui ne se connaissent pas, mais qui débarquent à Tokyo en même temps, pour des raisons différentes. Elles s'appellent toutes les deux Nana, ont à peu près le même âge (20 ans), mais ne se ressemblent pas du tout ! 

La "première" Nana vient de quitter le lycée, et comme beaucoup de monde à cet âge-là, elle ne sait pas quoi faire de sa vie. Peinant à se relever d'une rupture et habituée à se faire "materner" par sa meilleure amie Jun, c'est en partie pour suivre cette dernière qu'elle va prendre la décision de s'installer à Tokyo. 

La "seconde" Nana est une dure ! Sortie de l'école avant l'heure, on comprend qu'elle a quitté les griffes d'une grand-mère acariâtre pour s'illustrer comme chanteuse dans un groupe de rock. Lorsque son copain, le bassiste du groupe, a une opportunité de faire carrière à Tokyo, il n'hésite pas à tout plaquer pour saisir sa chance. Elle va rester sur le carreau quelques temps, avant de partir elle aussi pour la capitale.  

Dans ce premier tome d'une série de 22, Ai Yazawa a fait le choix de présenter ses deux héroïnes successivement, comme pour mieux souligner leurs différences, mais aussi pour mettre en évidence leur drame commun : celui de s'être fait jeter par un type qu'elles avaient idéalisé ! 

Bien sûr, on sent que le décor est posé, que les connexions sont juste en train de se faire, mais déjà des thèmes intéressants se dégagent : la dépendance affective notamment, qu'elle soit amoureuse ou amicale, les relations toxiques (on a un cas d'abus de faiblesse, à mon sens...), les choix de vie, les responsabilités... En bref, un succès bien compréhensible pour une histoire qui frôle son quart de siècle, l'air de rien, mais qui peut parler à beaucoup de jeunes d'aujourd'hui ! 


lundi 20 avril 2026

[CINEMA] Romeria. Carla Simon (2025)

Qu'est-ce que je vais dire à mes neveux, dans quelques années, quand ils me demanderont de quoi leur mère est morte ? 

A l'heure qu'il est, on n'a aucune réponse claire à leur apporter. 


Romeria 

Réalisation : Carla Simon 

2025 

Distribution Ad Vitam 

Eté 2004, en Espagne. 

Marina a été adoptée car ses parents sont morts quand elle était petite. A présent, elle voudrait faire des études de cinéma, mais sa demande de bourse bloque car elle doit fournir un document d'état civil faisant mention de Fon, son père biologique qu'elle n'a jamais connu. 

La voilà donc partie en Galice, un sac sur le dos et un caméscope dans la main, à la rencontre de la famille de Fon. Officiellement pour voir si ses grands-parents peuvent l'aider à résoudre son souci administratif. Officieusement, pour en savoir plus sur ses origines. Ces quelques jours au bord de l'Atlantique ont beau avoir des airs de vacances, Marina est surtout là pour tenter de comprendre ce qui s'est passé dans la vie de ses parents, quelques mois avant sa naissance. Bien sûr, elle sait déjà pas mal de choses _et sans doute plus qu'elle ne devrait_ grâce au journal intime légué par sa mère. Mais il manque encore beaucoup de pièces dans le puzzle. 

Elle se rend vite compte que la famille de Fon est tentaculaire, complexe, et qu'elle n'y est pas forcément la bienvenue ; derrière les sourires et les embrassades, Marina perçoit _et nous aussi_ les tensions, les contradictions, les messes basses. Les grands-parents tiennent les ficelles de la maisonnée en patriarches, veillant au grain et protégeant les leurs des indiscrets. 

Une même question amenant des réponses différentes, la jeune étudiante en cinéma a du mal à démêler le vrai du faux ; parfois, se fier à ses intuitions et à son imagination nous rapproche de la vérité plus que prévu. Ou au moins de s'en créer une satisfaisante. 

Romeria est une quête d'identité qui s'inspire largement de la vie de la réalisatrice Carla Simon, d'après ce que j'ai compris ; certaines scènes sonnent juste, comme les immersions dans les regroupements de familles, où on ne sait plus vraiment qui est le cousin de qui, et où les gosses sautent partout dans un vacarme qui ne comble pas les non-dits pour autant ! Ou encore les moments passés en mer, sur le bateau de l'oncle Lois, où seul un Nokia 3310 devait pouvoir arriver à capter, à l'époque ! Bizarrement, ces moments-là m'ont eu peu perdue... 

Cependant _c'est pas spoiler de le dire, on l'apprend assez vite, ce film a l'avantage de parler de drogue et de VIH ouvertement, sans juger. Marina le revendique, sinon fièrement, au moins avec une certaine assurance : oui, ses parents étaient accros à l'héroïne et sont morts du Sida, il n'est plus temps de le cacher ou d'en avoir honte. 

Belle découverte qui m'encourage à aller voir les deux autres films de la réalisatrice ; j'ai juste été dérangée par le regard que Marina porte sur l'un de ses cousins. Nul doute que ça ait voulu dire quelque chose de psychanalytique, mais j'ai pas compris quoi et du coup ça m'a parasitée plus qu'autre chose. 

   


samedi 18 avril 2026

[MANGA] Touch - Théo ou la batte de la victoire. Mitsuri Adachi (1981)

Tout le monde a toujours encouragé Marine à être "comme moi", à "prendre exemple" sur moi. On lui a toujours reproché de ne pas être assez calme, assez scolaire, de manquer de sérieux. 

Etre l'aînée (ou l'enfant unique) lui aurait-il permis d'être accueillie telle qu'elle était ? Est-ce que sa vie aurait été moins merdique si je ne lui avais pas tracé un chemin qui ne pouvait l'amener nulle part ?  

Je n'étais pas un modèle à suivre, et encore moins représentative de la norme ; j'étais juste une enfant pratique à gérer, ce qui aurait dû inquiéter plus que rassurer. Au final ça ne m'a pas profité, et ça a maintenu ma sœur dans une ombre froide et stérile, qui aura tué dans l'œuf ses possibilités d'épanouissement.  


Touch - Théo ou la batte de la victoire - 1 (1981)

Mitsuru Adachi

Glénat, 2005 pour l'édition française



Kazuya et Tatsuya sont des frères jumeaux d'apparence identique ; mais pour Minami, leur amie d'enfance, comme pour tous ceux qui les connaissent un peu, il est impossible de les confondre tant leurs caractères sont opposés ! 

Kazuya est le grand espoir de l'équipe de baseball de son collège, et a déjà le mythique tournoi de Koshien pour objectif : sérieux, posé, sportif et humble, il a beaucoup de succès auprès des filles, même si toutes le pensent "réservé" à Minami. 


Tatsuya vit dans son ombre, et s'il est dit à plusieurs reprises dans le manga qu'il n'a "aucune qualité", ce n'est pas vrai : bien sûr, il est flemmard (donc moins en réussite, forcément) un poil obsédé, mais il a aussi plusieurs bons potes et il s'avère très attachant. D'ailleurs, il nous est présenté comme le personnage principal de ce tome 1, Kazuya n'apparaissant que de façon sporadique. 

Un jour pourtant, Tatsuya se rend compte qu'il a tapé dans l'oeil de Sachiko, une manageuse chargée de repérer les espoirs du baseball ; c'est la première fois qu'une fille s'intéresse à lui, non pas parce qu'elle l'a confondu avec son frère, mais parce qu'elle croit réellement en ses capacités. Le voilà motivé à donner enfin le meilleur de lui-même. 

Minami veille au grain ; elle a beau afficher clairement sa préférence pour Kazuya, elle n'aime quand même pas trop qu'on tourne autour de Tatsuya ! 




Touch est un manga sportif et sentimental à l'ancienne, connu au Japon mais un peu moins en France ; si le style rappellera à certains les dessins animés du Club Dorothée (Olive et Tom, Jeanne et Serge, etc...) il est possible que vous soyez passés à côté car il n'a été diffusé que partiellement sur la 5, au milieu des années 1980. Pour ma part je l'ai découvert tout récemment en écoutant un numéro du podcast Anime No Melody. 

Bien sûr on a affaire ici à un tome d'introduction, donc on se focalise plus sur le triangle amical / amoureux formé par Minami et les jumeaux que sur le baseball ; hâte de voir quelle direction vont prendre les chapitres suivants ! 

Beaucoup penseront que Touch, c'est vieillot et pas fou, mais moi ça m'a rendue très nostalgique. Bon, la place des femmes fait grincer des dents parfois, mais faut remettre tout ça dans son époque...