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mercredi 15 juillet 2026

[MANGA] Erio & The Electric Doll - Shimazaki Mujirushi ; Kuroimori (2022)

Après un an et trois mois, Marine est déjà remplacée.
Je ne sais même pas pourquoi je suis surprise et triste à ce point.


Erio & The Electric Doll - 1 
Scénario : Shimazaki Mujirushi
Dessin : Kuroimori 
2022 
Edition de la photo : Mangetsu, 2025 




Résumé 

Quelque part sur Terre, en 2200. La population humaine se relève difficilement d'un siècle de guerre qui l'a opposée aux androïdes tueurs pilotés par l'IA. Pour interrompre ce conflit ravageur, les hommes n'ont eu d'autre option que d'interdire l'électricité, énergie nécessaire au rechargement des robots soldats et espions. Depuis, tout le monde vit au rythme des usines, du chauffage au gaz et des machines à vapeur... 

Ange est l'une des dernières "Electric Dolls" encore en état de marche ; elle a recueilli Erio, une enfant capable de générer de l'électricité naturellement, car cela lui permet de se faire rebooster dès que sa batterie se vide. Toutes deux vivent dans un phare, à l'écart de la société. Mais Erio a quinze ans, et Ange, aussi pragmatique qu'un robot puisse l'être, considère qu'il est temps pour elle de ne plus se limiter à sa seule compagnie : elle doit rencontrer d'autres êtres humains.          

Les voilà donc parties à la découverte du vaste monde... 

Avis 

Une histoire originale, avec pour décor un univers steampunk qui sonne juste dans notre contexte actuel d'essor des intelligences artificielles ! En Perceval de la révolution industrielle, l'innocente Erio apprend (parfois à ses dépens) à décoder les relations humaines. En cela, Ange ne peut pas l'aider puisqu'elle n'est pas capable de ressentir la moindre émotion... Cependant, sa connaissance purement théorique sera parfois d'un grand secours. 

A la base, j'ai été intriguée par ce manga après l'avoir vu apparaître dans des recommandations de BD queer ; effectivement, Erio aime Ange, elle le clame haut et fort, trouve toujours un prétexte pour l'embrasser. Sauf que l'androïde n'apprécie pas, et le dit très clairement. Alors, même si c'est un running gag plus qu'autre chose, qu'un robot ne souffre pas, etc, la question du consentement se pose.  Ce point-là m'empêche de le mettre au CDI. 

C'est vraiment dommage, car il aurait été très intéressant pour les 4°-3° avec ses réflexions sur les énergies fossiles, l'industrie, la délation, la vie après la guerre, le vieillissement, le libre arbitre... 




  



mercredi 10 juin 2026

[MANGA] Détective Conan - Gosho Aoyama (1994, série en cours)

Détective Conan

Gosho Aoyama 

Kana 

Série shônen débutée en 1994, toujours en cours ! On en est au tome 105 en France (et 107 au Japon). 


Tome 1

Shinichi, 17 ans, passe son temps libre à jouer les détectives en herbe. Cela lui réussit : son sens de la déduction lui vaut déjà une certaine renommée auprès de la police locale, qui ne semble plus étonnée de le voir débarquer sur une scène de crime. Sa passion pour les enquêtes vire parfois à l'obsession, au grand agacement de son amie Ran qui a parfois l'impression de passer au second plan. 

Un jour, une affaire tourne mal, et une bande de malfaiteurs surnommés "les hommes en noir" lui font ingurgiter un poison. Shinichi ne meurt pas, mais son corps se transforme en celui d'un enfant de 6 ans. Forcément, sa vie change du tout au tout : on a beau être un excellent détective, difficile de se faire entendre lorsqu'on n'est "qu'un petit", et que personne ne vous reconnaît _même pas votre copine ! 

Aidé par le professeur Agasa, seul ami à connaître sa véritable identité, Shinichi va se faire appeler Conan et va être recueilli temporairement par Ran. Cette dernière vit avec son père, un détective raté qui se prend pour un génie : cela va lui permettre de garder un pied dans son univers de prédilection et de continuer à enquêter comme un pro. 

Parallèlement, il part en quête de l'antidote qui lui rendra son apparence d'origine. 

Avis  

J'étais passée complètement à côté de ce célèbre manga ! Il a fallu qu'une poignée d'élèves me suggère qu'on en parle en club lecture pour que je me penche dessus _à vrai dire, je trouvais leur engouement suspect et je voulais vérifier qu'il n'y ait rien de chelou dedans avant de le mettre au CDI... Mais non, pas du tout ! Son succès est tout à fait compréhensible et ce premier tome a de quoi séduire les lecteurs de tous âges, pour bien des raisons : 

- les enquêtes, courtes et bien ficelées, sont agréables à lire même si on n'est pas fan d'histoires policières  

- l'auteur représente bien la difficulté d'être écouté lorsqu'on est un enfant

- la romance impossible entre Ran et Shinichi "coincé" dans son enveloppe de Conan

- les zones d'ombres des personnages _ on devine qu'il y a un mystère autour des parents de Shinichi

- la touche d'humour _ Détective Conan est avant tout un manga drôle, avec quelques personnages à fort potentiel comique (M. Mouri, le professeur Agasa...)  

Cette série en réconciliera plus d'un avec le genre policier. 


Tome 2  (1997)



Dans ce tome 2, on suit le héros dans sa redécouverte des "joies" de l'école primaire ! Logé temporairement, et sous une fausse identité, chez M. Mouri et sa fille Ran, Conan doit faire des pieds et des mains pour tenir son rôle, que ce soit dans ses escapades avec ses nouveaux copains de classe, ou auprès du détective M. Mouri, qu'il accompagne plus ou moins discrètement dans ses enquêtes.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le travail ne manque pas dans les rues de Tokyo : une jeune fille cherche son père disparu, un homme meurt carbonisé à la fête du feu, et dans une maison fermée depuis des années, on entend de drôles de cris... Attention à ne pas s'arrêter aux apparences : les victimes et les bourreaux ne sont pas toujours ceux qu'on croit ! 

Conan met entre parenthèses sa recherche de l'antidote qui lui rendra son corps de jeune homme, car il est trop occupé à éclaircir les mystères ! Faute de mieux, le professeur Agasa fait de lui un "enfant augmenté" en l'équipant de gadgets visant à compenser les limites que lui imposent son petit gabarit : transformateur de voix, bretelles élastiques, chaussures bricolées... 

L'action est toujours aussi bien menée, de même que les intrigues ! 




jeudi 14 mai 2026

[MANGA] S7VEN OF SEV7N - 1 - Yasuhiro Imagawa / Azusa Kunihiro (2002)

Dans quel sens diriger cette rage qui monte petit à petit ? Je ne voudrais surtout pas laisser perdre une source d'énergie aussi exceptionnelle.

Seven of Seven - 1/3

Yasuhiro Imagawa / Azusa Kunihiro

Taïfu Comics
Shonen



Nana est une collégienne un peu frivole qui n'a d'yeux que pour le beau Kamichika. Sa meilleure amie Hitomi s'efforce en vain de lui faire garder la tête froide à l'approche des examens de fin d'année

Un soir, au retour d'un voyage, son père lui offre un magnifique cristal, en lui précisant trop tard qu'il est magique et qu'il ne faut pas l'exposer aux rayons de la lune... ce qu'elle va s'empresser de faire avant de se coucher.

Le lendemain matin, Nana se réveille entourée de 6 "clones" uniquement différenciables par leurs caractères : en effet, il y a une Nana "intello", une Nana "chialeuse", une Nana "déterminée", une Nana "insouciante"... Elle va devoir composer avec ces nouvelles soeurs ingérables et toutes folles du brave Kamichika.

Nous voilà partis pour une cascade de quiproquos plus ou moins cocasses ! La magie du manga fait que ce phénomène étrange va être très naturellement accepté, par les camarades de classe, comme par les parents (le papa semble ravi de passer de un à 7 gosses). Wtf, mais en même temps c'est ce qu'on aime.

Les Nanas vont se rendre compte que le quotidien de leur "version originale" est parasité par une bande de pestes qui ne demandent qu'à être remises à leur place...

L'autre jour, un élève m'a demandé si on pouvait commander les trois tomes pour le CDI, car l'animé lui avait plu. N'ayant jamais entendu parler de ce titre, je lui ai dit qu'on allait d'abord le lire pour s'assurer qu'il soit bien adapté au niveau collège.

Verdict : ce n'est pas le cas !

L'histoire de Nana et de ses six "clones" a beau être marrante, barrée, un peu fantastique... les délires sur fond de gamines à poil et/ou dans des postures suggestives ne sont que trop nombreux... et bien plus gênants que drôles.

Dans les dernières pages, l'auteur assume et explique : le manga papier doit être lu comme "une version plus noire du petit monde de Seven of Seven" que les amateurs de l'animé connaissent.

Donc non, pas au CDI !

Sur ce, je pars en forêt chercher un peu de tact afin d'expliquer ça bien à mon petit 5° lundi prochain !


 

 

vendredi 8 mai 2026

[MANGA] Bonne nuit Punpun - Inio Asano

Face aux aléas de la vie, enfants et adultes ne réagissent pas de la même manière.

Bonne nuit Punpun - 1 


Depuis les vacances d'octobre 2025, je suis en train de m'envoyer tous les épisodes du podcast BD One Eye Club dans l'ordre chronologique de leur parution _actuellement, j'en suis à 2014. Du coup, un bon nombre de titres se sont retrouvés d'un coup dans ma pile à lire, dont le tome 1 de Bonne nuit Punpun, un drôle de manga ! 

Punpun Punyama est un écolier parmi tant d'autres, à ceci prêt qu'il a un faciès de poussin démarré (ce qui n'est pas pour me déplaire) et semble incapable de parler. Cela ne l'empêche pas d'être parfaitement intégré dans sa bande de copains, avec qui il regarde des films pornos, d'avoir une amoureuse, des rêves de voyages... et de se branler sur tout ça. 

Sa vie bascule lorsque son père est arrêté pour avoir violenté sa mère au point de l'envoyer à l'hôpital. En l'absence des parents, c'est son oncle Yuuichi, un poulet plutôt ouvert et sympa, qui s'occupe de lui. Comme beaucoup d'enfants pour qui la vie n'est pas rose, Punpun s'efforce d'avancer sans réfléchir en mode "tout va bien", mentant à tous y compris à lui-même, porté par son amourette pour Aiko.  

On arrive à ce moment frustrant où on se rend compte que malgré la richesse des thèmes abordés et la beauté du dessin, tout en détail et parfois proche du réalisme, cette série ne pourra pas être mise entre toutes les mains : les représentations de la violence, les allusions au sexe et les propos crus ne correspondent pas aux plus jeunes.

Un manga intrigant, parfois malaisant, qui m'a fait un peu penser à Sunny _ je ne saurais dire pourquoi, le graphisme n'ayant rien à voir.. C'est pas pour les gamins ! 


Bonne nuit Punpun - 2 - 2012


Pourtant très convaincue par le début de l'histoire de Punpun, un enfant-poulet végétant  au milieu d'une famille instable et en périphérie d'une bande d'amis turbulents, j'avais mis en stand-by la lecture de ce manga ô combien déroutant. C'est au détour d'une sortie pédagogique avec la classe inscrite au projet Jeunes en Librairie que j'ai eu envie de m'y remettre, la libraire l'ayant présenté aux élèves comme l'une de ses séries préférées. 

Résumé : 

Punpun profite des vacances pour faire les quatre cents coups avec ses copains ; il se rapproche de plus en plus d'Aiko, qu'il aime de façon obsessionnelle. Mais la petite fille, également très attachée à lui, lui demande beaucoup et ça l'effraie : jusqu'où peut-il aller pour elle sans se mettre en danger ? Que se passera-t-il s'il ne se montre pas à la hauteur ? 

Aussi, lorsque la fine équipe se lance à l'assaut d'une usine désaffectée pour y trouver un trésor et/ou un fantôme, Punpun a hâte que les démonstrations de courage se terminent... 

En parallèle, la mère de Punpun s'apprête à sortir de l'hôpital, mais elle semble encore fragile. L'oncle Yuuichi reste vivre avec eux, le temps que tout rentre dans l'ordre.  

Avis :

Tendre, cru, dérangeant.

Cette suite immédiate du tome 1 est encore plus introspective : le dessin nous fait entrer dans le monde intérieur de Punpun, déboussolé par une situation familiale peu sécurisante. Il est de moins en moins dupe des cachotteries des adultes qui l'entourent, et il a déjà bien compris qu'il ne pouvait pas leur faire confiance, et cela le contraint à gérer seul ses drames d'enfant. Le sentiment diffus de malaise qui pèse sur le manga depuis le début ne cesse de s'amplifier et de nous intriguer ; il est accentué par le réalisme sombre des décors, les mines étranges voire grimaçantes des personnages, toujours en contraste avec la face de poussin toute simple du héros. 

Inio Asano parvient à parler efficacement de santé mentale et de sentiments dans l'enfance, période terrible où la moindre parole prend des proportions dramatiques ! 

Bonne nuit Punpun - 3 (2012)


Deux années sont passées. Punpun va au collège, il s'est mis au badminton et a changé de nom de famille : autant dire que beaucoup de choses ont changé dans sa vie ! Mais d'autres, non. Son obsession pour Aiko demeure intacte et le ronge d'autant plus qu'elle a maintenant un copain ; sa bande d'amis déglingués par leurs propres problèmes continuent d'égayer son quotidien. Et surtout, Punpun ne comprend toujours pas ce qu'il fout sur Terre !

Il partage son espace vital avec sa mère et avec son oncle Yuichi, sans se douter qu'il éprouve autant de difficultés relationnelles que ce dernier : l'un a le coeur brisé et n'arrive pas à détester son rival, l'autre se sent sale dès qu'il tente d'approcher un femme et fait tout capoter lorsqu'une opportunité se présente à lui. 

Ce troisième tome est moins insoutenable que le précédent, même si son atmosphère reste lourde et tendue. Il est très introspectif et accorde beaucoup de place au personnage de l'oncle Yuichi, l'"adulte responsable" de la famille, dont personne ne soupçonne les failles.

Les dessins sont toujours d'une finesse époustouflante, précis comme des souvenirs marquants. 

On sait que la suite va être dure, qu'on va avoir des révélations fracassantes, que non, l'éclaircie n'est pas pour demain, mais on continuera quand même parce que les personnages deviennent super attachants. 


Références des mangas évoqués : 

Bonne nuit Punpun - 1 - Inio Asano. Big Kana, 2012

Bonne nuit Punpun - 2 - Inio Asano. Big Kana, 2012

Bonne nuit Punpun - 3 - Inio Asano. Big Kana, 2012

mercredi 22 avril 2026

[MANGA] Nana - Ai Yazawa (2002)


Aujourd'hui, on s'attaque à Nana, un "classique" du manga dont j'ai beaucoup entendu parler sans jamais le lire ! 



Nana - 1

Ai Yazawa (2002) 

Photo : édition Delcourt

Ce shojo raconte les parcours croisés de deux jeunes japonaises qui ne se connaissent pas, mais qui débarquent à Tokyo en même temps, pour des raisons différentes. Elles s'appellent toutes les deux Nana, ont à peu près le même âge (20 ans), mais ne se ressemblent pas du tout ! 

La "première" Nana vient de quitter le lycée, et comme beaucoup de monde à cet âge-là, elle ne sait pas quoi faire de sa vie. Peinant à se relever d'une rupture et habituée à se faire "materner" par sa meilleure amie Jun, c'est en partie pour suivre cette dernière qu'elle va prendre la décision de s'installer à Tokyo. 

La "seconde" Nana est une dure ! Sortie de l'école avant l'heure, on comprend qu'elle a quitté les griffes d'une grand-mère acariâtre pour s'illustrer comme chanteuse dans un groupe de rock. Lorsque son copain, le bassiste du groupe, a une opportunité de faire carrière à Tokyo, il n'hésite pas à tout plaquer pour saisir sa chance. Elle va rester sur le carreau quelques temps, avant de partir elle aussi pour la capitale.  

Dans ce premier tome d'une série de 22, Ai Yazawa a fait le choix de présenter ses deux héroïnes successivement, comme pour mieux souligner leurs différences, mais aussi pour mettre en évidence leur drame commun : celui de s'être fait jeter par un type qu'elles avaient idéalisé ! 

Bien sûr, on sent que le décor est posé, que les connexions sont juste en train de se faire, mais déjà des thèmes intéressants se dégagent : la dépendance affective notamment, qu'elle soit amoureuse ou amicale, les relations toxiques (on a un cas d'abus de faiblesse, à mon sens...), les choix de vie, les responsabilités... En bref, un succès bien compréhensible pour une histoire qui frôle son quart de siècle, l'air de rien, mais qui peut parler à beaucoup de jeunes d'aujourd'hui ! 


dimanche 24 août 2025

[MANGA] Nikuko du port de pêche - 1 - Kanako Nishi ; Sugisaku (2025) / Sakamoto Days - 1 - Yuto Suzuki (2022)

Ca me dégoûte de voir le père de mes neveux leur gueuler dessus en disant "c'est pas à moi de tout faire, maintenant je suis seul à m'occuper de vous, donc vous devez vous occuper de moi aussi", alors qu'ils ont 7 et 9 ans, et qu'il en a presque 50.  

Ma sœur n'aimerait pas que les choses se passent de cette manière. 

Je sais bien qu'il ne vit pas une situation facile ; certes, il n'est pas sincèrement attristé par la mort de Marine, et quelque part, tant mieux pour lui et pour les enfants : cela lui laisse assez d'énergie pour se consacrer à leur bien être. La difficulté d'élever deux gosses est bien réelle, dans tous les cas, et je serais moi-même bien incapable de m'en sortir. Mais elle serait sans doute moindre s'il s'était un peu plus intéressé au quotidien de ses gosses avant qu'il ne réussisse à user ma soeur jusqu'à la corde, et avant que le pire n'arrive. 

C'est lui l'adulte, il ne doit pas l'oublier ; d'ailleurs, il sait le rappeler lorsque ça l'arrange. 

Rien ne me soulagera de la perte de Marine. Mais voir sa crapule de copain rétamé me donnerait l'illusion d'une forme de justice. 


Deux mangas très bien pour les collégiens ! 


Nikuko du port de pêche - 1 

Kanako Nishi / Sugisaku 

2025

Rue de Sèvres, Coll. Le Renard Doré 



Dans un village portuaire japonais où les gens vivent tous "comme il faut", l'arrivée d'une famille monoparentale est déjà un petit événement ! Alors forcément, le binôme formé par l'exubérante Nikuko, 38 ans, et la (trop) raisonnable Kikurin, sa fille de 11 ans, a de quoi intriguer. Pourtant, toutes deux trouvent tant bien que mal leurs marques dans ce microcosme, grâce à leur volonté et à leur optimisme. 

C'est la petite Kikurin qui raconte l'histoire, portant un regard plein d'amour mais empreint de perplexité sur une mère au parcours chaotique, très gentille, travailleuse mais un peu immature, toujours prompte à faire la fête après son service au restaurant... au risque de tomber entre les griffes d'hommes mal intentionnés. Consciente de la candeur de Nikuko, l'enfant a dû faire un croix sur son insouciance si bien qu'on se demande parfois qui est l'adulte, et qui s'occupe de qui. 

De son côté, Kikurin doit aussi gérer seule ses problèmes d'enfant _choisir (ou pas) son clan de copines, absorber les regards des garçons et les remarques faites sur sa mère... tout en se ménageant des moments de solitude, qu'elle réserve à la lecture. 

Un manga "vis ma vie à la campagne", ni trop dur, ni trop doux _comme le dessin de Sugisaku, qui aurait pu être chiant mais qui ne l'est pas, bien au contraire.


Sakamoto Days - 1 

Yuto Suzuki 

Glénat, 2022



Tout plaquer et partir ouvrir une épicerie dans la banlieue de Tokyo ! 

C'est ni plus ni moins ce qu'à fait Sakamoto, un ancien tueur à gages virtuose de la gâchette qui, un beau jour, a fait le choix de se ranger pour se marier, fonder une famille, et devenir gérant de supérette.

Les mafieux du secteur s'émeuvent de sa décision, et ne comprennent pas pourquoi cet '"Assassin légendaire" longtemps admiré et redouté a troqué le pistolet contre la scanette. Quelles que soient ses raisons, il doit à présent être éliminé : c'est la règle, on ne peut quitter le milieu que les pieds devants. 

Mais Sakamoto n'a pas l'intention de se laisser abattre : l'arsenal est à portée de main sous le comptoir, et, s'il a pris quelques kilos ces derniers temps, il a gardé tous ses réflexes. La bagarre n'est plus son délire, mais s'il doit se défendre, il le fera ! Comme vous le savez, les gens ne viennent jamais tant vous chercher des noises que lorsque vous aspirez à la quiétude... 

Au fil des chapitres, deux personnages rejoignent le cocon de Sakamoto, sa femme et sa fille : Shin, un jeune assassin télépathe au grand cœur, Shao, une orpheline survoltée. Tous deux vont se retrouver embauchés à l'épicerie... 

Ce shônen a l'avantage de démarrer au quart de tour, sans passer trop de temps sur la présentation du décor et des personnages. Souvent, les premiers tomes de séries sont assez descriptifs, mais ici ce n'est pas le cas : on sait juste ce qu'on doit savoir pour comprendre l'action à venir, et c'est appréciable.. C'est léger, dynamique, sans prise de tête. La castagne est forcément au rendez-vous mais sans être aussi dure à regarder que je ne le redoutais. 

Le personnage de Sakamoto est assez intriguant. Flegmatique, peu loquace, le regard littéralement masqué par les lunettes au verres épais, son visage peut vous évoquer aussi bien Dahmer que Hollande. C'est certain, ce type-là ne nous a pas tout dit !  

L'anime va sortir sur Netflix (si ce n'est déjà fait). 


vendredi 26 juillet 2024

[MANGAS] Street Fighting Cat - 1 (2017) / Ken'en, comme chien et singe - 1 - (2018)

Cet article est le 501ème...Voilà déjà quinze ans que ce blog m'accompagne, même si je l'alimente un peu plus rarement maintenant, faute de temps. 

Voici deux mangas marrants et bien survoltés qui seront au CDI à la rentrée prochaine !


Street Fighting Cat - 1

SP Nakatema

Doki-Doki, 2017 


Qui n'a jamais été réveillé au milieu de la nuit par deux chats qui se foutent sur la gueule ? 

Le mangaka SP Nakatema a fait de ce miracle de la nature une sorte de furyo animalier tout à fait distrayant.  

Lorsque les humains dorment ou ont le dos tourné, les chats de gouttière reprennent le contrôle des quartiers de la ville de Sakura. Leur qualité de vie et les rapports qu'ils entretiennent dépendent de leur place dans la hiérarchie féline, et de leur capacité à respecter les codes d'honneur. Une sorte de société de yakuzas, version chats : alors que certaines bandes ont le monopole des rues et des poubelles de restos, les faibles et les marginaux doivent s'écraser ou faire les larbins pour survivre. 

Hige, le héros, appartient à cette dernière catégorie. Il s'en prend plein la tronche et pense même à en finir avec la vie. Sa rencontre avec Nabunaga, un ancien chat domestique à la carrure colossale va lui donner un peu de répit. Tous deux vont s'associer et se compléter : le malingre va aider le petit nouveau à se repérer dans un milieu qu'il connaît mal, tandis que le costaud va s'occuper de la partie "patates et coups de griffes". 

Serait-ce l'aube d'une vie meilleure pour ce binôme des extrêmes ? Ils ne sont jamais que deux contre une multitude de durs à cuire ! 

Très sympa et sans prise de tête ; ça change des histoires de chatons inoffensifs ! Les chats sont dessinés de différentes manières en fonction des situations, allant du presque kawai au guerrier taillé en serpe. On devine un dessinateur amateur et connaisseur de félins. 

Une bonne lecture de vacances pour les grands et les petits. 

A noter que c'est une série assez courte (4 tomes) _donc particulièrement pratique pour un CDI de collège !


Ken'en - Comme chien et singe - 1 

Fuetsudo / Hitoshi Ichimura 

Doki-Doki (2018) 


Photo prise au parc des Buttes Chaumont


Japon, sans doute au Moyen-Age. 

Alors qu'il traverse le pays afin de parfaire son initiation, le jeune moine Benzon arrive dans le petit village de Mitsuke, où les habitants sont encore chamboulés par la malédiction qui vient de les frapper : un mononoke (une sorte d'esprit) leur a fait savoir qu'il ne les laisserait pas en paix tant qu'on ne lui aurait pas sacrifié une jeune fille.  

Benzon part donc en quête d'un exorciste ; on lui recommande un certain Hayate... qui s'avère être un gros chien blanc. Il est bien étonné, mais bon, pourquoi pas. Le jour de l'offrande, le chien est stratégiquement caché dans le cercueil censé renfermer la jeune fille et déposé à l'endroit prévu. 

Effectivement, quelqu'un vient : il s'agit d'un kakuen, un être vivant mi-singe mi-humain qui n'existe qu'en version mâle et qui doit donc, de temps en temps, enlever une fille pour pouvoir faire perdurer l'espèce. 

Ce kakuen-là s'appelle Mashiro, il est plutôt pacifique et n'a pas envie de se marier. Alors, quand il découvre le chien, c'est le coup de foudre : il l'adopte aussitôt, oubliant même pourquoi il était venu. Sauf que Hayate est en fait un reiken "mi-homme, mi-chien", et peut changer d'apparence en fonction de ses besoins. Mashiro va vite voir que cette bête-là n'a pas du tout envie d'être tenue en laisse !  

Nous allons suivre les aventures et les déboires de Mashiro, partagé entre son sens des responsabilités envers les autres kakuen de sa tribu et le rejet de leurs traditions archaïques. Il doit aussi gérer son attachement pour Hayate _qui le tyrannise pas mal !  

A travers ce seinen, les auteurs ont réussi à traiter des sujets profonds (le sort des femmes, le consentement, concilier ses intérêts et ceux d'un groupe, cacher son identité...) sans le dépouiller d'une certaine légèreté ! Les personnages sont attachants ; Mashiro et Hayate s'envoient vanne sur vanne, et les blagues ne manquent pas ! 

Graphiquement, les décors en pleine nature, entre mers et forêts, sont superbes. 



lundi 1 mai 2023

[MANGA] Jujutsu Kaisen - 1 - "Ryomen Sukuna" - Gege Akutami (2018)

J'ai voulu lire le début du manga Jujutsu Kaisen car il s'agit d'un titre très réclamé par les élèves du collège. Avec un poil de méfiance, tout de même : s'il est toujours appréciable d'avoir des indications sur ce qui peut plaire à nos lecteurs, il convient de ne jamais perdre de vue que leurs suggestions ne sont pas toujours en elles-mêmes gage de qualité. Après tout, le titre qu'on m'a demandé avec le plus d'insistance en dix ans n'est autre que le livre de Nabilla. Chacun en tirera les conclusions qu'il voudra ; pour ma part, j'ai pris le parti de garder la tête froide en toutes circonstances, dorénavant.      

2018, au Japon. La Terre est peuplée de "fléaux", des monstres nés des émotions négatives des humains et responsables d'un grand nombre de disparitions mystérieuses. Afin de les neutraliser, des exorcistes surveillent discrètement les écoles, les cimetières, les prisons... et autres lieux incubateurs de sentiments désagréables. 

Yuji vient d'entrer en 2nde au lycée de Sugisawa et a choisi d'intégrer le club de spiritisme de son établissement. Il ne croit pas spécialement aux fantômes, mais cela lui permet de finir plus tôt pour aller rendre visite à son grand-père hospitalisé. 


Réunion du club de spiritisme

Une nuit, ses amis du club de spiritisme se retrouvent au lycée afin d'analyser à la lueur d'une bougie un curieux petit objet entouré de bandelettes. Ils se rendent compte avec stupeur qu'il d'agit d'un doigt humain desséché. La bougie s'éteint, l'ambiance change, des monstres visqueux débarquent. Sans le savoir, ils ont malencontreusement réveillé le démon Ryomen Sukuna, un puissant fléau. 

Le jeune apprenti exorciste Megumi est déjà sur les lieux, talonné par Gojo, son prof. Mais sa rapidité d'analyse et sa bonne connaissance des sorts ne suffisent pas à tirer d'affaire les lycéens. Yuji décide alors d'entrer en jeu : fort de ses capacités physiques extraordinaires, d'une promesse faite à son grand-père et d'un mépris insolent du danger, il affronte le fléau aux côtés de Megumi. Il a alors l'idée étrange (mais bonne) de bouffer ce doigt séché afin de cantonner le démon au périmètre de son petit corps.

Pendant ce temps-là, sur Youtube...

Non seulement Yuji ne succombe pas à l'intrusion, mais en plus il gère assez bien l'entité qui le possède et qui apparaît à travers lui, de temps à autres. Si la règle voudrait qu'en tant qu'humain "contaminé", il soit exécuté au nom de la sécurité de tous, Megumi et Gojo bataillent pour lui obtenir un sursis. Ils lui donnent pour mission de retrouver et d'ingérer les autres doigts de Ryomen. En effet, sur le principe des Horcruxes dans Harry Potter, la destruction totale et définitive de ce fléau ne sera possible que lorsque toutes les phalanges disséminées auront été assemblées dans un seul réceptacle : le ventre de Yuji ! 

Je comprends le succès de ce manga shônen touffu et donc bien difficile à résumer ! Si vous aimez les combats de héros drôles malgré eux VS des kaiju dégueu pourvus d'yeux roulants et de chicots improblables, Jujutsu Kaisen va vous plaire. Mais c'est aussi cet aspect horrifique qui me retient de le mettre au CDI du collège pour l'instant.  


Celui-là, il est soft, dites-vous !

Après avoir lu un peu partout sur les sites consacrés à l'univers du manga que la version animée était plus claire et mieux réussie que la bande dessinée, je pense regarder les épisodes de la première saison histoire de voir si la différence est flagrante. 

La suite mérite d'être découverte, quel que soit le support, ne serait-ce que pour l'omniprésence bien maîtrisée de l'humour dans une histoire où la mort et les forces occultes sont au centre des préoccupations. 

Cet équilibre entre les tons, comparable à la cohabitation de Yuji et de Ryomen dans le même corps, constitue la touche d'originalité d'un manga dont le schéma est assez classique, même pour quelqu'un comme moi qui n'y connaît pas grand chose. On y retrouve le héros "élu" au grand coeur aux origines floues qui prend conscience de sa force, les adjuvants un peu dans son ombre mais nécessaires dans les combats, le prof plus gamin que ses élèves, les codes des lycées japonais, la faucheuse comme épée de Damoclès... A voir si les tomes suivants s'embourbent dans les stéréotypes ou s'ils s'en distinguent, au contraire.    

Gege Akuami. Jujutsu Kaisen - 1 - Ryomen Sukuna. Ki-oon Shônen, 2018. ISBN 979-10-327-0554-4

samedi 19 novembre 2022

Lectures du mois de novembre (Chimichanga - 1 / Mon mari dort dans le congélateur - 1) suivi d'une pause vampire (Vampire Diaries S1E03)


On tient de beaux discours, on fait des actions, des marches plus ou moins silencieuses, des projets autour du harcèlement et des violences. L'institution nous abreuve de ressources, tant pour les enfants que pour les adultes. Des collègues se motivent pour nous rappeler nos droits régulièrement. Mais lorsque ça nous tombe dessus, il est bien difficile de s'organiser. On arrive encore à ne pas être d'accord à propos de faits cruellement simples. Courriers et signalements se perdent dans la nature. On entend, on comprend, mais il ne se passe rien. Faut-il en arriver à se faire justice soi-même ?


Voici la critique rapide de deux BD, un comic et un manga, découvertes au cours des dernières semaines. 

Chimichanga - 1 - Eric Powell
Delcourt, 2013

Après avoir échangé quelques-uns de ses poils de barbe magiques contre un œuf bizarre, la petite Lula regagne le cirque en perdition du père La Ridule, où elle travaille.


Mais l'œuf éclot en chemin, donnant vie à un monstre aussi moche que gentil. Lula l'adopte aussitôt, le baptise Chimichanga et entreprend de le dresser pour en faire une nouvelle attraction .

Très protecteur, il tient à distance tous ceux qui en veulent à la barbe de la petite fille. Il faut dire que les vertus "anti-flatulences" de sa pilosité intéresse beaucoup de monde, et en particulier un laboratoire pharmaceutique véreux.



De son côté, la future femme à barbe déploie toute sa force de caractère pour faire accepter Chimichanga dans le cirque, car beaucoup craignent que son apparence extraordinaire ne leur fasse de l'ombre !

Des personnages attendrissants aux faces rondes, un décor décalé et un peu glauque, des couleurs vives.. Cette bd vient saupoudrer d'insouciance la dure réalité, et ça ne fait pas de mal !



#Touspublics
#CDICollège : pas mal de gros mots mais ça passe. Intéressant pour aborder la figure du monstre.
#CDILycée OK mais l'abondance de blagues #wtf ou scato fait que beaucoup n'assumeront jamais qu'ils ont aimé !

#comics #monstre #bookstagram #bd #médiathèquemargueriteduras #ericpowell #mieuxquunpokemon #femmeàbarbe #cirque #sorcière #oeuf #chimichanga


Mon mari dort dans le congélateur - 1
Misaki Yazuki (scénario) / Hyaku Takara (dessin)
Éditions Akata, 2022


Après cinq ans de violences physiques et psychologiques subies quotidiennement, Nana a enfin réussi à se débarrasser de Ryô, son mari, en l'assassinant. Faute de mieux, elle a caché son cadavre dans son congélateur.

La voilà prête à redécouvrir les joies d'une vie libre et sans pression !



Pourtant, le lendemain matin, Ryô débarque dans la cuisine comme à son habitude et réclame son petit déjeuner. Comment est-ce possible ? Nana a bien du mal à dissimuler son trouble et se pose un tas de questions : qui a-t-elle tué ? est-elle en train d'halluciner ? a-t-elle raté son coup ? Apparemment non, puisqu'après vérification, elle constate que le corps est toujours à sa place, bien au frais...

Pas le temps de se poser de cogiter, Nana ne veut plus revivre son calvaire : alors elle tuera son mari deux fois, si une ne suffit pas ! Mais un paramètre rend la tâche plus compliquée : le "nouveau" Ryô est un mari exemplaire, attentionné et plus du tout violent.

J'ai hâte de connaître la suite (et la fin) de cette BD publiée en deux tomes et présentée comme un "polar psychologique" _je n'ai pas encore vu en quoi c'est un polar mais c'est pas grave car l'histoire est captivante. Sans que ce soit voyeuriste, on pousse la porte d'une maison parmi tant d'autres et on assiste à la naissance d'une de ces relations délétères dont beaucoup ne s'extirpent jamais.



A ce stade de l'histoire, impossible de savoir si on a basculé dans le fantastique, si Nana est folle et si l'arrivée de Kamata _ un gentil gars avec qui elle n'avait pas voulu sortir_ n'est qu'une hallucination de plus...

En bref, je suis agréablement surprise par ce manga dont le titre me semblait trop racoleur pour être sérieux !
A savoir : il s'agit d'une adaptation d'une nouvelle du même nom.

Pas avant 16 ans (car je suis un peu #chochotte) : scènes de violence, de sexe, et un soupçon de cannibalisme ! 💯🎉

#bookstagram #violencesconjugales #manga #couteauélectrique #congélateur #perversnarcissique #akata #monmaridortdanslecongelateur

Après cet indécent copier-coller des publications de mon compte Instagram, voici une authentique Pause Vampire.

... ce qui ne nous empêche pas de continuer à regarder ! 

Ah, Vampire Diaries ! Quel bonheur de retomber dessus au matin d'un radieux 11 novembre, après avoir zappé jusqu'à NRJ 12 ! Cela m'a rappelé l'époque où je m'étais lancée dans un projet d'articles "Pause vampire" qui n'était jamais allée plus loin que l'épisode 2 de la série. Je vous propose donc de m'y remettre et de reprendre là où on s'était arrêtés : le début de l'épisode 3. 
 
L'année scolaire est lancée, à Mystic Falls, et la saison de foot est sur le point de reprendre. Les Timberwolves _ l'équipe de foot du lycée, entraînée par ce prof d'histoire qui adore afficher les élèves pour rien_ et sa horde de pom-pom girls reprennent du service ; on comprend qu'il y a encore du boulot de part et d'autre. 

Allez voir cette captation d'anthologie à 5'38 !

Tyler et Matt sont assez agacés de voir Elena se balader au bras du mystérieux Stefan. Mais elle s'en fout, trop contente d'avoir retrouvé un semblant de gaieté depuis l'accident tragique de ses parents. Quant au vampire, il se lamente d'être détesté par l'ex de sa copine ET par Bonnie, la meilleure amie de cette dernière. Face au problème, Elena fait preuve de tout le génie dont elle est capable, puisqu'elle propose à Stefan d'une part, d'organiser une bouffe à trois avec Bonnie (gênance assurée) et d'autre part, d'intégrer l'équipe de foot pour se faire des copains. Elle n'imagine pas une seconde que Matt, qu'elle se targue de connaître depuis l'enfance, pourrait bien réagir ainsi : 

C'était pourtant assez prévisible.

Heureusement, Stefan a des centaines d'années d'expérience des humains et parvient à tirer son épingle du jeu en se faisant bien voir de Tanner, le prof d'histoire-foot qu'il a humilié pendant un battle de dates, juste avant l'entraînement. 

Bonnie est de plus en plus convaincue d'avoir des dons de voyance, mais comme elle prédit à chaque fois des trucs pétés, du genre "les cuillères sont dont le tiroir de gauche", personne ne la prend au sérieux. Seul Stefan semble disposé à l'écouter et à la questionner lorsqu'Elena pose sur la table son ascendance mystique, avant de lui dire que les sorcières de Salem étaient des femmes fortes, des vraies. Il ne lui en faudra pas plus pour se mettre la meilleure pote dans la poche. 

Ambiance folle

Pendant ce temps, Damon séduit Caroline afin qu'elle devienne son distributeur de sang personnel. La jeune fille blonde que tout le monde prend pour une cruche intrigue bientôt par son comportement ; mais comme personne ne se soucie d'elle au-delà de quatre secondes, ça passe. 

L'air de rien, la vampire maléfique se rapproche d'Elena car il a toujours l'idée de casser le coup de son frère. On a appris dans l'épisode précédent que la petite orpheline ressemble comme deux gouttes d'eau à Catherine, leur ex commune décédée tragiquement "dans un incendie" (on verra plus tard que c'est vraiment très vite résumé). Ses sombres desseins l'amènent à s'incruster sans prévenir au dîner à trois chez Elena, comme si l'événement n'était pas suffisamment malaisant en lui-même... 


Les Nuls (Nous Quatre, le roman photo)

Ce troisième épisode marque l'entrée en scène d'un acteur-clef de la série : la verveine ! Si on connaît surtout cette plante pour ses propriétés médicinales (et circulatoires), on en sait beaucoup moins sur ses vertus de répulsif anti-vampires. Damon en fait les frais lorsqu'il essaie d'embrouiller les esprits d'Elena pour la goûter, sans savoir qu'elle est protégée par le bijou - planque à verveine que lui a offert Stefan (après trois jours de relation). 


Euh... SI !!

Dommage que Jeremy, le petit frère d'Elena, n'en n'ai pas de similaire pour cacher son shit ! Tout le monde l'a grillé, même Jenna, sa tante un peu débordée qui pense pouvoir le gérer en lui disant qu'elle aussi, elle a fumé dans sa jeunesse. 

Quand on a vu la première saison en entier, on sait que ce chapitre est l'un des derniers à refléter l'ambiance typique des films et séries pour les jeunes, entre cours ennuyeux, matchs de foot et soirées alcoolisées interminables. Alors on profite du semblant de légèreté que le décor dégage, parce que ça ne va pas durer ! 



Sur ce, faisons-nous une tisane en attendant la suite !
Pour les amateurs, Vampire Diaries est disponible sur la plateforme Prime Vidéo. 
Tirez-en les conclusions que vous voulez !