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mercredi 27 avril 2022
mardi 26 avril 2022
vendredi 22 avril 2022
mercredi 24 mai 2017
dimanche 1 janvier 2017
lundi 11 avril 2016
mercredi 25 novembre 2015
vendredi 13 novembre 2015
Journée de la gentillesse...
Vos merdes font-elles d'aussi jolies fleurs ??
La fierté tue dans l'oeuf ce qu'on pourrait vivre.
Autant s'en débarrasser : à présent tout va trop vite, tout peut arriver n'importe quand.
On n'a plus de temps de tourner autour du pot !
samedi 7 novembre 2015
Pyralie, Corentin et Moignon
Mon petit Moignon est resté dans son coin pendant trop longtemps ! Le revoilà en compagnie de son meilleur pote Corentin et de la grande soeur de ce dernier : Pyralie alias la folle (on verra pourquoi plus tard. Enfin j'espère !)!
samedi 17 octobre 2015
mardi 11 août 2015
Grand-mère Brenda
vendredi 26 juin 2015
dimanche 1 mars 2015
lundi 9 février 2015
jeudi 29 janvier 2015
vendredi 23 janvier 2015
vendredi 9 janvier 2015
Poulet moto-cross
Tout comme lui, j'emmerde le monde en ces jours tristes, et je l'emmerderai aussi longtemps que je le pourrai _ mais avec le sourire !
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mardi 4 février 2014
Des miettes au fond de la tasse
Il paraît que ça ne se dit pas, mais le motif de la madeleine de Proust m'a toujours inspiré de gros foutages de gueule. Pas plus tard qu'hier matin, alors que j'étais conviée au même titre que d'autres documentalistes de l'Académie de Créteil à un stage du PAF, j'ai testé ma blague habituelle auprès d'une collègue que je sentais assez réceptive à mes conneries. Pour poser le contexte, je précise que nous venions d'être fort bien accueillies dans un collège du 93, avec force café, gâteaux et madeleines, et que nous en étions au moment précis où tout le monde s'arrache le thermos des mains.
"C'est marrant, quand Proust trempe sa madeleine dans sa tasse de thé, ça lui rappelle des trucs. Moi, quand je tente l'expérience, j'ai même pas le temps de croquer dedans que ça fait déjà de la merde au fond de ma tasse !"
(C'est pas de moi !)
Aussi, vous m'excuserez, mais pour faire remonter mes souvenirs, j'évite de jouer avec la bouffe. Le meilleur moyen est encore de prendre sa pelle et d'aller retourner son cerveau tout seul comme un grand.
Septembre 2001
Il est LE redoublant de la classe, celui qui nous guide dans le lycée, les premiers jours, et nous aide à ne pas confondre les salles de physique-chimie _situées dans l'"Aile de la Cité" et les salles de SVT _qui sont planquées dans l'"Aile de la Vallée". A l'entrée du couloir, au troisième étage, il nous montre l'énorme photo satellite de la Terre collée au mur.
"Vous avez qu'à mater le poster ! Quand vous le voyez, ça veut dire que vous êtes du côté bio."
Estelle est folle de lui, au moins pour les quinze prochains jours.
"C'est mon voisin ! Au collège, c'est moi qui lui portais ses devoirs quand il était malade !"
Il est tout blanc, avec des pics au gel sur la tête. Il se fout très ouvertement de la gueule d'Estelle.
En TP de bio, il est le voisin et Sabrina et tous deux brillent par leur capacité à se moquer des profs à travers des chansons connues.
"Chouzy, Chouzy !" Font-ils en choeur, au passage du barbu en blouse blanche qui fait semblant de ne rien entendre.
Et lui d'enchaîner aussitôt :
"Monsieur, j'ai entendu sur NRJ qu'un gars s'était tellement retenu de pisser que sa vessie avait explosé ! Vous croyez que c'est vrai ?
_ Oh, non ! Répond "Chouzy", une vessie, ça n'explose pas comme ça !"
Mai 2002
Après l'ultime contrôle de physique (ou chimie ?) de l'année, il jette sa copie sur le bureau de Jean François, le prof. JF fronce son unique sourcil et le fusille de ses yeux rapprochés, en vain. Il a déjà passé la porte du labo comme si de rien n'était. S'ensuit un prodigieux pétage de câble de part et d'autre, dont on n'a jamais connu le dénouement.
Après l'ultime contrôle de physique (ou chimie ?) de l'année, il jette sa copie sur le bureau de Jean François, le prof. JF fronce son unique sourcil et le fusille de ses yeux rapprochés, en vain. Il a déjà passé la porte du labo comme si de rien n'était. S'ensuit un prodigieux pétage de câble de part et d'autre, dont on n'a jamais connu le dénouement.
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| J'adorais caricaturer ce prof. |
Septembre 2002
Ils parlent tous les deux, un peu à l'écart du groupe, et j'écoute la conversation, l'air de rien. Il me semble qu'il prend souvent un malin plaisir à retourner le couteau dans la plaie de la fille qui est en face de lui.
"Alors tu n'as pas pu t'inscrire en italien, finalement ?
_ Non, on ne peut pas débuter en 1ère. Il aurait fallu que j'en fasse depuis l'année dernière. Du coup, je dois prendre Anglais Renforcé et ça me fait chier.
_ C'est vraiment con. Mon frère était dans le même cas que toi il y a deux ans, et ils ne lui ont posé aucun problème. Il a pu débuter l'italien sans problème en 1° et même faire une option facultative maths. Meuf, t'as pas de chance, toi, en fait !
Il rit. Il m'énerve !
Quelque part en 2003...
Il aperçoit la voiture de sa mère, et ne sait s'il doit rire ou s'inquiéter lorsqu'il voit le pare-choc avant défoncé, la plaque d'immatriculation qui pendouille et produit un cliquetis sur le goudron, à chaque tour de roue. Elle ouvre la vitre tandis qu'ils se penche vers elle, appuyé à la portière.
"Qu'est-ce qui s'est passé ?
_ Un type m'a reculé dedans, apparemment. J'ai rien vu, j'étais au boulot. Il a laissé ses coordonnées.
_ Espérons qu'elles soient pas bidons !"
Avril 2003
On part en Italie pour une semaine avec tous les pèlerins qui ont choisi la fameuse option LV3 italien, par goût ou par stratégie. Au programme, Vicence, Vérone, Padoue, Venise, Ferrare. Tout le monde est là, même ces petits cons de 2nde qui se la pètent avec leurs bandanas rouges dans les cheveux, et leur curieuse passion pour l'équipe de foot de Monaco. Dans le bus, il est à côté de Fabrice, qui s'endort avant-même qu'on ait passé les frontières de la Dordogne. Il est aussi le premier à détecter les ronflements et à suggérer à Benjamin qu'il les immortalise, lui qui possède un portable à fonction dictaphone. Un petit SONY tout bleu avec écran couleur qui fait un peu craquer tout le monde. Benjamin saute sur l'occasion et colle l'appareil près du visage de Fabrice. Il en fait même sa nouvelle sonnerie.
Il me tend le joint qui tourne depuis tout à l'heure. On est toujours en Italie, et la moitié de la classe s'est posée sur la terrasse de notre chambre d'hôtel. A peine douteux !
"Adeline, tu fumes pas ?
_ Non, je suis très allergique à la fumée, je peux finir à l'hosto si j'en respire.
_ Bah !
Sabrina intervient.
_ Moi aussi, je suis asthmatique et je fume quand même !
_ Ouais, ça dépend des gens. Mais j'ai pas envie de prendre le risque, là maintenant ! Ca gâcherait le voyage et ça vous attirerait des emmerdes.
_ Mais sinon, t'aurais fumé ?
_ Oh ben oui !
Il se tourne vers Benjamin, déjà en mode albinos sous l'effet du shit, et lui envoie un grand coup de coude.
_ Eh, t'as vu Benji ! Elle est à deux doigts de fumer, la petite Adeline !"
Septembre 2003
On a commencé depuis quinze jours à peine, et je suis déjà persuadée que je capterai jamais rien à la philo. Ni à la méthodo, ni au contenu. Savoir distinguer de ce qui est "certain" de ce qui n'est que "probable" ne me passionne pas des masses. Dans cette histoire, de toute façon, si on n'est pas en mesure de développer à la seconde les définitions et les divers sens possibles de tous les mots qu'on lit, on est sûr de se noyer dans l'abstraction. Même pas la peine de plonger. Bien sûr, ce con de pseudo prof qui nous dispense plus de pauses que de cours a cru bon de m'interroger, et j'ai répondu des trucs au pif, histoire de ne pas laisser entrevoir le vide intersidéral qui sert de champ de bataille à mes deux neurones.
Je me suis défoncée dans l'impro, et de manière tout à fait inattendue, il m'encourage juste après. Lui qui est toujours aussi blafard et qui a l'air presque blond depuis qu'il ne met plus de gel dans ses cheveux.
"Eh, pas mal du tout, ta réponse ! Apparemment c'était pas trop ça, mais à ta place, j'aurais répondu que dalle ! T'as la technique déjà !"
Il était dit que la seule remarque sympathique que j'obtiendrais jamais de lui serait celle-là !
Quelque part en 2004
En histoire-géo, il se prend souvent la tête avec M.Rodrigues ; le prof a un fort accent portugais qu'il cultive au quotidien, comme s'il craignait de le perdre. Un jour, répondant à une énième provocation de ce très grand gamin, il se retient de justesse de le traiter de con.
"Espèce de......"
Rodrigues plisse les yeux et se contient. La phrase demeurera inachevée.
"Dommage, j'attendais que ça, qu'il m'insulte ! On aurait pu le faire virer !"
Avril 2004
Je suis au CDI, avant-dernière "alvéole" de travail _la mienne ; elle donne sur cette sale bétaillère de cantine et sur le parking des profs. En bas, les internes regagnent leur chambre, chaperonnés par un surveillant. Je me fais un arbre généalogique et un tableau de correspondances avec les personnages de Perceval, d'abord parce que sans ça je m'y perdrais, et ensuite parce que ça me passionne. Ironie du sort, j'en suis tout pile au Sénéchal Keu, bien connu pour son côté langue de pute, lorsqu'il passe devant moi, longeant les rayons du CDI.
"Laaapin , kk kk ! Laapin, kk kk !"
Il repasse en sens inverse en me regardant, affichant son plus charmant sourire de faux-cul.
"Laapin, kk kk ! Laapin, kk kk !"
Depuis quelques semaines, il me fait des blagues, des allusions que je ne comprends pas vraiment mais dont je devine le sens global. Quand je suis seule, comme là, peu importe ! Grand bien lui fasse de rire à mes dépends s'il le souhaite ! Mais lorsque je parle à une pote et qu'il siffle en passant derrière nous, c'est terriblement rageant et pas dénué de conséquences sur mes relations amicales. A présent, il fait partie de ceux que j'aurai plaisir à ne plus croiser tous les matins, quand nous en aurons fini avec "J. de B". Pff !
Mai 2004
"Tu fais quoi, l'année prochaine ?
_ Je pars six mois au Texas, chez ma tante !
_ Sérieux ?
_ C'est presque calé. Sinon, je ferai une fac d'anglais !"
Oui, c'est ça. Pars. Loin !
Juillet 2004
J'ouvre Sud Ouest et je vais à la page des résultats du BAC ; hier, la plupart des candidats passaient les oraux de rattrapage. Il est dedans : il l'aura donc eu, au final. J'aurais bien voulu qu'il se plante, ça lui aurait fait les pieds, à ce con. Mais non, faut toujours qu'il s'en tire bien, lui !
Quoi qu'il en soit, on ne se verra peut-être plus jamais de notre vie, qui sait ...?
Le souvenir de ces pensées négatives est tellement précis qu'il vaut bien non pas une madeleine, mais un carton de gâteaux Bijou à lui tout seul. Je doute de m'en débarrasser, désormais.
En effet, on ne se reverra plus...
samedi 1 février 2014
Moignon se fait une place au soleil
Cette journée passée à Angoulême avec Bubulle et Aude, dans le cadre du 41ème Festival International de la Bande dessinée, m'a permis de me rappeler à quel point certains artistes peuvent être talentueux, et à quel point on peut s'éclater par le dessin ! Du coup, j'ai profité du retour en train vers la capitale pour développer Moignon, mon poulet difforme. Il m'a paru bon de lui faire grâce de la bosse finalement, parce que bon, quand même, faut pas abuser : une patte et une aile en moins, c'est déjà pas mal !
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| Moignon en pleine baston, aux côtés de ses potes... C'est celui qui se bat avec sa béquille. |
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| La maniement de la canne : une question de mental et d'équilibre... |
Faut aussi que je me mette d'accord avec moi-même sur la patte et l'aile que je lui octroie... Vous remarquerez une inversion par rapport au premier billet consacré à Moignon.
Retouché avec Picasa (, heureusement)...
dimanche 12 janvier 2014
Moignon le poulet bossu, manchot et unijambiste.
Cet après-midi, une histoire qu'on lisait en CE1, en parallèle de Dame Coca et son petit chat Mexico, m'est revenue en tête. Elle s'intitulait "La moitié de poulet". Que s'y passait-il, je ne sais plus trop, mais le poulet partait en quête de quelqu'un avec son unique patte, son unique aile, son oeil, etc.. Ma fascination pour les poules donnait à ce texte de lecture complètement guedin une dimension féérique. D'ailleurs, ce souvenir vient de m'inspirer un nouveau personnage :
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| Bubulle, t'as vu c'est le marqueur vert ! ;-) |
Moignon est un jeune poulet qui n'a pas eu de chance : il est né bossu, avec une aile et une patte en moins. Alors, pas le choix, il a appris à vivre avec ce corps totalement inrôtissable, et il ne s'en tire pas plus mal que ça. Mais voilà : du haut de ses quatorze mois, Moignon aimerait bien choper la galinette. Y parviendra-t-il ?
A SUIVRE !!!!
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