lundi 5 décembre 2011

Gakuen Heaven - Higuri You/Takahashi Natsuko (2006)



Parce que les mangas font partie de la vie, il sera aujourd'hui question de Gakuen Heaven, dessin animé sorti en 2006.

Photo piquée sur http://mainey-mangas.over-blog.com/, un blog consacré aux mangas : allez-y faire un tour, c'est chouette !

L'histoire 

Keita vient d'être admis dans la prestigieuse Bell Liberty School, dont l'accès est réservé à une certaine élite : tous les élèves de cet établissement ont un talent exceptionnel dans un domaine en particulier. De plus, le lycée est lié avec l'entreprise Suzubishi, qui offre des emplois aux lauréats les plus brillants. Le premier épisode s'ouvre sur les pensées de Keita. Il est anxieux car il ne sait pas du tout pourquoi il a été sélectionné, étant donné qu'il n'a jamais démontré quoi que ce soit d'extraordinaire, ni à l'école, ni en sport, ni en art ! L'annonce de son arrivée en cours d'année scolaire fait de lui l'attraction de tout le campus. Heureusement, Kazuki, son voisin de dortoir, semble bien décidé à le prendre sous son aile afin de l'aider à faire face à la pression. Mais sur le chemin qui l'amène au lycée muni de la fameuse "platinium letter" indiquant son admission à BL School, Keita a un accident. Sans gravité, bien entendu, car qui voudrait d'un héros mort ou estropié ?

On va peu à peu cerner le don qui lui est propre : la chance.  

Kazuki et Keita se rapprochent de plus en plus, mais cela n'empêche pas d'autres lycéens de le draguer outrageusement, la bave à la gueule. Dans l'épisode 2, Keita va rencontrer tout un tas de mâles en manque qui vont devenir autant de soupirants. Il va par la même occasion se retrouver mêlé à toutes les querelles, dont il ne sera qu'un jouet du début à la fin. Hide, le vice président du conseil des étudiants, soigne son égratignure au coude en léchant la plaie et en remarquant la beauté de son visage. L'artiste Iwai n'est pas indifférent au nouveau lui non plus. Enfin, Yukihiko, le sportif, n'aura de cesse de le prendre dans des bras et de l'appeler "mon chéri". Les épisodes 3 et 4 s'organisent autour des préparatifs d'une fête de bienvenue où Keita est à l'honneur. Contre toute attente, elle a lieu dans des bains publics, car, comme le dit très justement Niwa :

Bien dit !
 La soirée va être mouvementée : en effet, une panne de courant se produit alors que le nouveau s'apprête à faire un "numéro" dans le bassin. Quelqu'un en profite pour utiliser la brosse à dents du président de dortoir, ce qu'il remarque aussitôt la lumière revenue. Ce psychodrame n'aura absolument aucun impact sur la suite de l'intrigue, mais c'est très drôle.
Mais un jour, c'est le drame (épisode 6). Le proviseur-adjoint se rend compte que la décision d'affecter Keita Ito à Bell Liberty School relève d'un choix arbitraire de son supérieur. Lorsque les deux dirigeants entrent en conflit, l'adjoint utilise le jeune héros comme bouclier et tente de le faire expulser. Pour montrer à tous qu'il mérite sa place, Keita est soumis à des épreuves qu'il doit absolument remporter.   

Yaoi ou Shonen-ai ? 

Je vous entends d'ici : "Oui, mais, c'est pas tout à fait un manga comme un autre, cette histoire où les mecs se draguent entre eux ? Tu essaies encore de nous instiller ni vu ni connu des bribes de culture gay mine de rien, pour nous laver le cerveau et tenter de nous convaincre que les PD, et tout ça, c'est normal ?
Non, même pas ! Quoique ça ne vous ferais pas de mal !

En effet, Gakuen Heaven a des raisons d'être classé parmi les "yaoi", c'est à dire les mangas dans lesquels les personnages principaux sont des mecs jeunes et pleins de grâce, qui se créent des histoires de coeur entre eux avant de se grimper allègrement les uns sur les autres. Bon, je grossis les traits caractéristiques pour que vous puissiez comprendre de quoi je parle. La version animée dont il est question ici-même est très soft, contrairement à beaucoup de mangas du genre, que l'on décrit comme présentant beaucoup de scènes de cul et une intrigue très pauvre. Dans les treize épisodes de Gakuen Heaven, c'est différent : pas de cul, seulement quelques allusions par-ci par-là... mais pas d'histoire non plus, à vrai dire. Si les personnages féminins sont quasi inexistants, hormis dans un épisode, les relations hétéros des personnages sont envisagées, sinon clairement évoquées. Gakuen Heaven n'a absolument rien de salasse, et pourrait presque passer sur TF1 sans que les gosses ne perçoivent rien des tendances homos des personnages, qui parlent beaucoup d'"amitié", et qui disent "s'aimer bien". Mieux encore, ils ne se décrivent pas du tout comme homosexuels, et évoquent même brièvement la question des "filles", d'une "fiancée". Seul Yukihiko fait ouvertement l'objet d'un commentaire sur sa bisexualité puisqu'il est dit dans le deuxième épisode qu'il est toujours très insistant en amour, qu'il s'agisse d'une fille ou d'un garçon. C'est pourquoi, sur différents forums que j'ai pu parcourir, on se bagarre et on débat ferme pour savoir si cet anime est plutôt à rapprocher du  shônen-ai ou du yaoi. Le shônen-ai met en scène des relations fortes mais souvent platoniques entre des ados. A première vue, c'est exactement ce qui se passe pour nos talentueux élèves de "BL School"         

Pourtant, bien que je n'y connaisse rien du tout, je pencherais pour mettre la folle équipe de Bell Liberty School dans le genre yaoi. D'une, parce que certains passages sont très suggestifs, notamment les débuts d'épisodes 3-4-5-6. Même si ces séquences ne durent que quelques secondes, elles suffisent à nous amener bien au-delà du monde des "meilleurs potes plus que potes" qui se caressent les cheveux les uns les autres ! De deux, parce que le manga dessiné, dont la version animée est extraite, expose des relations phyisiquement abouties et ne laisse planer aucun doute. Il serait mal venu de créer une séparation de genre ; quitte à ce que les amateurs de yaoi bien explicite soient déçus en découvrant les gentils lycéens pas très entreprenants.

Point critique

Après un visionnage de la série dans son intégralité, suivie d'une reprise des 13 épisodes de 25 minutes un par un, j'ai pu faire un petit bilan.
  • Le points positifs de la série : 
Les dialogues suggestifs en début d'épisode sont plutôt bien trouvés, et les répliques les plus vertes, apportent un peu de fraîcheur dans un manga où il n'y a pas grand chose de révolutionnaire... C'est marrant et ça ne tombe jamais dans la vulgarité !

L'épisode 4 est un sketch à lui tout seul. Le déroulement de la fête de bienvenue dans les bains publics est plutôt comique. A noter que pour cette occasion, tous les mecs, y compris ceux considérés comme monstres de virilité, arborent avec beaucoup de classe et de sérieux de jolis peignoirs (kimonos ?) à nounours.

Non, pas moi !

Les allers-retours dans le temps entre les deux personnages principaux, qui se sont connus dans leur enfance et qui se retrouvent après des années de séparation et d'oubli, est intéressant. De toute façon, un flashback fonctionne toujours à mon avis, même lorsqu'il s'agit d'un navet. Ce procédé a le don de toucher à une démarche de retour dans le passé qu'on effectue sans cesse dans notre vie personnelle, quand bien même on s'efforce d'aller de l'avant. Peu importe ce qui s'y passe, c'est le mouvement qui a un impact sur nous. Évidemment, les faits du passé servent ici à expliquer le présent de l'action et à apporter la clé du mystère.   
  • Les points négatifs
Les personnages ne sont pas énormément creusés, ou alors je n'arrive pas à sentir les émotions qu'ils sont censés exprimer. Merde alors ! c'est une histoire à l'eau de rose et pourtant il n'y a ni cris, ni larmes, ni crises de jalousie. Parfois, les yeux se mettent à scintiller, le meilleur pote commence à lever la voix...

Le passage le plus violent de la série
... On se dit : ouaah ça y est, ça va fighter sa race ! Bah non... ça ne va pas plus loin.

Que dire de l'histoire, sinon qu'elle met beaucoup de temps à démarrer et qu'on l'attend pendant cinq épisodes. En effet, cinq épisodes sur treize sont consacrés à l'arrivée de Keita et aux petits événements tragi-comiques qui entourent son installation sur le campus. Ce volume temporel consacré à la présentation des décors et des personnages n'aurait rien de choquant s'il s'agissait d'un dessin animé de 25 ou trente épisodes, mais ce n'est pas le cas ici. Il n'y a pas vraiment de fil conducteur explicite, alors forcément, ça ne donne pas envie de suivre l'évolution du jeune Keita et de ses soupirants, tous aussi pâles les uns que les autres dans leur beauté et leur intelligence. Au sixième épisode, une intrigue apparaît enfin, comme si les auteurs de Gakuen Heaven accouchaient enfin d'une idée qu'ils n'avaient pas réussi à formuler jusque là. Le rythme s'accélère et prend une cadence endiablée, à tel point qu'on a du mal à suivre et que la fin s'en trouve bâclée. On est presque frustré que certaines sous-intrigues entre les personnages ne soient pas plus développées, car il serait alors plus facile de s'attacher à certains d'entre eux.

Les points faibles du manga sont donc liés à un déséquilibre de sa structure générale, qui a pourtant pour sa défense une circonstance atténuante de taille : Gakuen Heaven est l'extension scénarisée d'un jeu vidéo du même nom, ou peu s'en faut : Gakuen Heaven, Boy's Love Scramble (2002). Quand à la version BD, l'action est, parait-il, tout aussi décousue, à tel point qu'on peut lire les différents volumes dans l'ordre qu'on veut. Mais je ne fais là que rapporter des témoignages d'internautes, et il n'est pas question d'en dire plus puisque je ne l'ai pas lu. 

Les repères ne manquent pas
Ceci dit, yaoi ou pas, on retrouve bien des composantes propres aux mangas en général, et aux histoires à l'eau de rose en particulier :

  • le lycée ultra-chic et bizarre au possible (ici un château niché à l'écart de la société).

"La haut sur là colline..."
  

  • le héros, naïf, gentil, seul, commun, stressé, manquant de confiance en lui mais pur et plein de principes


Keita dans la version BD, on sent tout de suite que c'est plus chaud ! 


  • le mec protecteur, qui joue à la fois le rôle du grand frère et du meilleur pote en attendant mieux
Kazuki
  •  le mec mystérieux à double vie 

Ici, le mec protecteur est aussi le mec mystérieux.


  • le mâle dominant 
Niwa, sobrement appelé "Sa Majesté" le président du Conseil des Etudiants


  • la figure de l'autorité
Le président du dortoir dont j'ai la flemme d'aller repêcher le nom.
J'avoue que j'ai choisi la capture en fonction du sous titrage.

  • les pseudos méchants

Les jumeaux maléfiques à zyeux rouges. 

  • le vrai méchant : le seul adulte de l'histoire (comme c'est bizarre)




  • le prof pré-pubère

Le professeur de SVT, que le héros prend d'abord pour un collégien.
C'est vrai qu'il ressemble à une copine que j'avais quand j'étais en 2nde


  • l'animal de compagnie omniprésent, parfois indéfinissable mais toujours drôle 
Tonosama, le chat de M. Umino
Photo : http://www.gakuenheaven.net/

  • le rigolo asexuel bavard et branché


Shunsuke, version BD lui aussi


  • des levers de soleil





  • des couchers de soleil
  • des nounours 



  • des pyjamas moches



En conclusion, Gakuen Heaven est un anime sympa à regarder, mais il manque trop d'énergie pour prétendre à faire rire ou pleurer dans les chaumières. Il faut s'accrocher lors des premiers épisodes, car la tentation d'abandonner peut se faire sentir ; par contre, l'apparition d'un fil conducteur dans la deuxième partie du manga a les moyens de contrebalancer la déception initiale.

Gakuen Heaven 
Auteurs : Higuri You (manga) Takahashi Natsuko (réalisation de l'anime) 
Version animée Tokyo Kids
2006 


Si vous avez des remarques à faire sur les références (auteur, réalisation, production), n'hésitez pas à laisser un commentaire pour que je puisse corriger. S'il vous plaît, indiquez un nom (même bidon) dans le champ étudié pour, sinon votre commentaire passera en spam !  

Shameless UK - Saison 1 (2004)


           Parce que j'en parle beaucoup sans jamais vraiment vous dire de quoi il en retourne, je vous propose un petit résumé des épisodes de la première saison de Shameless. Elle compte 7 épisodes de 45-50 minutes + un épisode final "spécial Noël" de 70 minutes. 


Épisode 1 

        Steve McBride n'avait pas pensé une seconde que le fait de draguer Fiona Gallagher en boîte, allait le conduire à mettre les pieds dans l'univers déjanté de toute sa famille ! C'est pourtant ce qui se produit en effet. Frank Gallagher, en brave patriarche alcoolisé et irresponsable, vivote au milieu de ses six enfants dans une maison vétuste de la cité fictive de Chatsworth, près de Manchester. Depuis que Monica, la mère, a "disparu" un beau soir de Noël, Fiona, l'a remplacée du mieux qu'elle a pu. Difficile d'avoir un oeil sur Lip, le don juan malin et fort en sciences et Ian, employé à l'épicerie de Kash Karib après les cours. Par chance, Debbie est une fillette calme et responsable ... même si on ne comprend pas toujours ce qui se passe dans sa tête ! Son petit frère Carl, agite sa tête creuse et enchaîne les jeux débiles. Liam profite de ses dernières années d'une innocence enfantine soumise à rude épreuve dans cette famille de fous !

       Elle ne peut en aucun cas compter sur l'appui de Frank, heureux bénéficiaire de l'allocation parent isolé, puisqu'il n'est jamais là lorsqu'on a besoin de lui. Il passe ses journées à boire et à philosopher au Jockey, le pub du coin, et ne semble mettre les pieds à la maison que quand les flics le récupèrent ivre mort au beau milieu de la nuit. Aussi Fiona est-elle toujours embarrassée lorsqu'une opportunité de relation durable se présente à elle, car elle a pris l'habitude de faire passer sa famille avant sa vie personnelle. De plus, la précarité de leur situation et l'état de son père lui créent des complexes. Heureusement, Steve est un type bien.     
          

"Ils savent faire la fête !!"

         Lip - le brun - est fort en affaires : il donne des cours particuliers à Karen, une fille de son quartier, et se fait payer en nature. Son bonheur serait parfait s'il n'avait pas découvert par hasard que Ian -le roux - était un adepte des magazines porno gays. Histoire de le remettre dans le droit chemin, il lui propose de l'accompagner chez Karen pour un cours, afin qu'elle lui fasse profiter de ses talents de suceuse. Malgré tous ses efforts pour se convaincre du contraire, Lip et Ian doivent se rendre à l'évidence : la mayonnaise ne prend pas ! Comme si leur déception ne suffisait pas, leur expérimentation va même semer le trouble dans la famille de Karen. 


Épisode 2 

           Alors qu'il essaie de se faire payer une bière au comptoir du Jockey, Frank tombe nez à nez sur le père de Karen, encore sous de choc de la vision de sa fille occupée à sucer Ian. Après une embrouille verbale, Gallagher se prend un coup de boule ; vexé, il s'empresse d'aller le rendre au rouquin sucé de force, installé avec toute la famille dans le salon. Steve est témoin de la scène et s'offusque du mauvais geste : il est clair que Frank ne mérite pas sa famille. Il décide de lui faire une blague afin qu'il puisse en prendre conscience.    
           Le lendemain matin, la famille est en panique : on est vendredi, jour de l'arrivée du mandat pour l'allocation parent isolé, et par conséquent le seul jour de la semaine où Frank est à la maison pour le recevoir et l'encaisser au plus vite. Or, ce jour-là, il est justement introuvable. Alors que les démarches de recherche battent leur plein, une information vient transpercer l'inquiétude générale : un cadavre a été retrouvé dans le canal.


Je sais que certaines vont apprécier !

 
Episode 3 

Kev, le voisin barman des Gallagher, annonce qu'il va se marier avec Véronica dans le seul but d'échapper à un groupe de clientes nymphomanes. L'échappatoire fait vite de tour du pub, puis de la cité : le lendemain matin, il est déjà trop tard pour revenir en arrière. Le problème, c'est que Kev est déjà marié !
Ian doit faire face aux avances de Mandy Maguire, la seule fille d'une famille de mafieux irlandais qui terrorisent Chatsworth. Il refuse de coucher avec elle sans lui donner de véritable explication. Vexée, elle l'accuse de tentative de viol, et place Ian dans une situation bien inconfortable puisqu'elle lance ses frères à ses trousses.


Street Art

Épisode 4 

Un soudain coup de folie a poussé Debbie à kidnapper un enfant de 3 ans participant à une fête d'anniversaire dans le quartier. Elle le déguise en fille et le promène dans une poussette en toute quiétude, jusqu'à ce que la présence de l'intrus dans le taudis familial interpelle Fiona, Steve et les autres. Que faire pour ramener le petit garçon à ses parents sans amener de soupçons ? Encourager Debbie à se dénoncer en priant pour que son statut d'enfant irresponsable soit pris en compte, ou agir secrètement au risque de se brûler les ailes ?

"Mais j'ai pas de vélo !" "T'as qu'à en voler un !"


   
Episode 5 

La réunion parents-professeurs a bientôt lieu au lycée de Lip et Ian, mais Frank n'a aucune intention de s'y rendre. Fiona cherche une solution de secours, car l'absence des parents à cette réunion entraîne une visite à domicile d'une assistante sociale. Chez les Jackson, le problème est à peu près le même : le père de Karen étant parti, personne ne peut se rendre au lycée ce soir-là puisque Sheila est agoraphobe. Cette dernière sollicite également Frank pour qu'il joue le rôle du père, étant donné qu'il passe le plus clair de leur temps avec elles. Sous la contrainte, il va accepter et provoquer l'indignation de sa "vraie" famille. Pendant ce temps, Ian et Yvonne Karib ont installé une caméra de vidéosurveillance dans l'épicerie de Kash.   


"Ouh, deux bains dans la même soirée...""L'école, ça pue plus que les hôpitaux"


Épisodes 6 et 7

Frank a fait une demande d'expertise auprès de la Child Support Agency pour valoriser son statut de père au foyer et obtenir un dédommagement de Monica, la mère des six enfants. Celle-ci envoie en représailles un tas de dettes sur le compte des Gallagher, qui se retrouvent poursuivis par des créanciers. La situation devient tellement épouvantable que Frank doit se faire passer pour mort. C'est dans une ambiance de chaos général que Monica et sa nouvelle copine Norma débarquent à Chatsworth.


Le camion de "Shrek"

L'installation du couple chez les Gallagher sème le trouble dans la petite famille aux habitudes bien fixées. Monica reprend assez maladroitement la place de mère que Fiona lui a remis entre les mains en guise de cadeau de retour. A quelques rues de là, Sheila est dans tous ses états car elle craint de ne plus avoir toute l'attention de Frank. Ce dernier a choisi de mettre fin aux poursuites des huissiers d'une façon catégorique, sur les conseils de la routière Norma. Tony, le flic, a compris que Steve était un professionnel en matière de vol de belles voitures ; il cherche à le faire pincer tout en espérant récupérer la jolie Fiona. 


Les petits plus qui font toute la force d'une série.

Episode 8 spécial Noël 

Tiens, d'ailleurs, puisqu'on est en plein dans la période : cadeau !
Je ne sais pas si cet épisode est à rapprocher de la saison 1 ou de la saison 2 mais allons-y quand même !
Alors que les Gallagher préparent les fêtes de fin d'année selon leurs moyens et leur goût de l'aventure, Steve et Lip profitent de l'euphorie générale pour vendre à bas pris dans tous les coins de la cité un stock de viande fraîchement dérobé. Ils ne se doutent pas que la marchandise est contaminée.

Shameless, série anglaise produite par Paul Abbott
Sortie de la saison 1 en 2004
Diffusion sur Channel4 en Angleterre et sur Virgin17 / Direct Star en France. 

Merci à AmaCo pour son très bon boulot !



 

mercredi 23 novembre 2011

Illusion paillardo-musicale


On n'a pas déjà entendu ça quelque part ? 


Les premières notes de Good Feeling, le nouveau tube de Flo Rida, sonne à mes oreilles comme une lointaine imitation du refrain de la chanson paillarde bien connue de tous Ah la salope ! . Je suis sans doute la seule à faire le rapprochement, parce que la ressemblance n'est pas non plus frappante, mais il fallait bien que je vous fasse partager mon délire !   

  • Good Feeling, "de" Flo Rida (si l'on peut dire...).  



(Notes concernées : 0:06 - 0:10 / 0:22 - 0:25 / 1:07 - 1:10 / 1:22 - 1:25 / 2:13 - 2:16 / 2:28 - 2:31 / 3:18 - 3:22 / 3:34 - 3:37)

  • Ah la salope ! , d'un auteur inconnu, sans doute de sexe masculin vu la finesse des paroles. 



(Refrain : 0:22 - 0:25 / 0:48 - 0:49 / 1:12 - 1:15 / 1:35 - 1:38 / 2:00 - 2:03 / 2:24 - 2:27)

Alors, quand est-ce que Flo Rida nous fait une reprise à l'accordéon ? 

jeudi 10 novembre 2011

L'hérésie du mois : aux chiottes le Service Civique !


Après des mois passés sans écrire la moindre hérésie, en voici une bien gratinée sur le Service Civique !


Connaissez-vous le Service Civique ?

Le Service Civique est une initiative de l'Etat visant à promouvoir l'engagement des jeunes au sein d'organismes à but non lucratif. Ils peuvent ainsi se voir confier des missions d'intérêt général dans des domaines divers, tels que l'humanitaire et la solidarité, la culture, les loisirs et le sport, l'éducation, la santé, le développement international... pour une durée allant de 6 à 12 mois. Il faut remplir deux conditions pour effectuer le Service Civique et pour endosser par la même occasion le statut unique de "volontaire"  : être âgé de 16 à 25 ans et être motivé ! Tous les facteurs habituels d'obstacle qu'un jeune peut rencontrer lorsqu'il veut accéder à une formation ou à une fonction (résultats scolaires, incertitude professionnelle, manque d'expérience, erreurs de jeunesse) sont donc gommés, et pour cause : le Service Civique doit apporter autant à l'organisme qu'au volontaire. Ce dernier est d'ailleurs encadré de façon à ce que ses difficultés, ses progrès et son avenir après le Service Civique fassent l'objet d'un suivi précis. Enfin, et ce détail a son importance, le volontaire associatif reçoit une indemnité mensuelle de l'Etat.  

Présenté de cette manière par le site gouvernement et par les associations que j'ai pu rencontrer, cette initiative est fort alléchante pour tout jeune. N'y aurait-il pas anguille sous roche ?  



Ma non-expérience du Service Civique 

Dès que j'ai entendu parler du Service Civil en 2006, devenu par la suite le Service Civique qu'on connaît, je me suis renseignée pour savoir où et comment proposer ma candidature. Cinq ans plus tard, à 25 ans bientôt révolus, le bilan de mes recherches est loin d'être satisfaisant : je n'aurais jamais réussi à être "volontaire" ! Or, de cette non-expérience du Service Civique, malgré un petit paquet de CV, lettres, entretiens et visites d'assos, j'ai quand même tiré quelques conclusions sur les modalités de sélection _ car oui, il y en a ! Au moins, j'aurais appris des choses.


Pour avoir un maximum de chances de taper dans l'oeil d'un organisme recrutant des "volontaires" , mieux vaut :



Etre une grande gueule 


Le king de la route

Au diable les calmes et les nonchalants, on a besoin de vous sentir prêt à mordre ! On veut des têtes brûlées assez idéalistes pour croire qu'on peut sauver le monde avec des dreads et un t-shirt orange. Puisque vous n'êtes triés que sur le volet et de manière officieuse, afin d'écarter tout soupçon de discrimination, votre apparence doit suffire. Il faut jouer le jeu et prendre une allure "enjouée" _c'est le terme qu'un ancien volontaire resté en contact avec son asso avait employé pour me citer un critère de recrutement. Si vous êtes d'un tempérament posé bien qu'efficace et bouillant intérieurement, vous passerez à la trappe... à moins que vous ne soyez le seul candidat. Le cas échéant, on se contentera de votre air maussade avant de penser à vous voir à l'oeuvre : c'est mieux que rien. Mais ce cas de figure appelle un sacré coup de bol.
Si le Service Civique est aussi une occasion en or de "prendre confiance en soi", on se demande pourquoi on ne fixe pas un quotas de gens timides et peu sûrs d'eux. Parce qu'ils ne sont pas "pratiques" à gérer ? Certes ! Dans ce cas, autant revoir à la baisse les ambitions de cette mesure gouvernementale, et assumer ses choix.  



Être riche
"Félindra, tête de tigre !"

Ne nous voilons pas la face, tout le monde ne peut pas se permettre de s'engager. Estimée à 600 euros par mois au début du Service Civil, l'indemnité mensuelle de l'Etat a fondu pour finalement s'approcher de 400 et quelques à présent ; les « et quelques » étant à comprendre comme des "aides en nature" pour reprendre l'expression d'un membre d'asso rencontré l'année dernière, c'est à dire, des tickets restos et ou le remboursement des frais de transport. L'idéal est d'être un peu bourgeois et de vivre chez papa et maman car une indemnité de 400 euros par mois pour 24h par semaine n'incite guère à l'engagement. Après tout, c'est logique : on ne peut pas à la fois prêter main forte aux bénévoles de la banque alimentaire et venir y faire ses courses ! Signalons, pour être totalement de bonne foi, qu'une bourse existe pour les jeunes les plus défavorisés. Or elle s'élève à une centaine d'euros supplémentaires ajoutés à l'indemnité de base ; autant dire qu'elle ne change pas grand chose.



Être pistonné  
Magnifique dessin, allez faire un tour ici 

Eh oui, là aussi il vaut mieux avoir des contacts. Je l'ai compris lors de mon aventure avortée dans une fameuse association aux t-shirts oranges. Hormis l'encouragement écrit sur le dossier de candidature à remplir pour postuler à joindre toutes lettres de recommandations et courriers "intéressants" pour la sélection, c'est une discussion avec une autre aspirante volontaire au matin d'un « entretien de groupe » qui m'a clairement mis la puce à l'oreille. Cela remonte à un an, et je ne pense pas que les choses aient beaucoup changé depuis. 

Elle : « Oh, je suis la parce que j'ai un peu foiré l'entretien individuel » (ce qui est un peu le cas de tous ceux qui sont à l'entretien collectif, même si on vous dit que « non, on veut simplement en savoir un peu plus sur vous ! »

Moi : « Tu étais stressée ? »

Elle : « Oui, c'est très important pour moi alors je me suis un peu mis la pression. « 

Moi, en mode faux-cul « Mais tu vois, ils t'ont rappelée pour l'entretien collectif, donc c'est que tu les intéresses un peu.. »

Elle « Ah mais non, ils ne m'ont pas rappelée. Mais j'ai demandé à une copine, qui connait bien une des salariées de l'asso, de leur parler de moi. Elle a boosté mon dossier, ils m'ont rappelée avant-hier. »

Moi « ... *vas-y laisse tomber* ... "



N'avoir vraiment rien d'autre à faire 


D'un point de vue légal, le volontaire a le droit de faire des études en parallèle de son engagement, ou de cumuler sa mission de Service Civique avec un emploi ou un stage. La question de l'indemnité dérisoire est en quelque sorte détournée par l'argument d'autres possibilités de financement. 
Or, les associations contactées ne tiennent pas le même propos : les fonctions parallèles à la mission son tolérées, puisque permises dans le contrat, mais vivement déconseillées. De toute manière, les 24h hebdomadaires, plus les minutes et heures supplémentaires incontournables pour ceux qui s'engageront dans des organismes où le facteur humain est important, sans compter la manière dont elles sont réparties sur la semaine, limitent quand même l'éventualité d'une "double vie" professionnelle.



Chercher sa voie professionnelle mais pas trop quand même

Le volontaire est encadré par un tuteur dont le rôle est variable en fonction de la structure. Son accompagnement peut prendre la forme d'une précision du parcours professionnel du jeune qui cherche sa voie. Mais il arrive que le rôle de la recru demande des compétences et un savoir faire particuliers qui ne sont pas exigés de lui au départ. Avoir un minimum d'expérience dans le secteur et parfois apprécié par les membres chargés de la sélection, bien que théoriquement elle n'ait pas à entrer en ligne de compte : cela fausse l'intérêt de "découverte", d'"ouverture à de nouveaux horizons", de "connaissance de soi" que revendique plus ou moins explicitement ce Service Civique. 
On se met à la place des organismes centrés sur la santé : on ne s'invente pas psychologue pour enfant, ou éducateur spécialisé. En disant cela je pense à ma visite d'une toute jeune association pour enfants autistes perdue dans le trou du cul d'une commune girondine. Malgré les intentions louables de la structure et des médecins, j'en garde le souvenir d'une ambiance plutôt froide, et une proposition de contrat à 35h au lieu de 24 _ pour une indemnité inchangée, évidemment.


Cette association, poussée sans doute à recourir au service civique par manque de moyens, n'a aucun intérêt   à faire appel à des jeunes qui n'ont vraiment aucune expérience dans le milieu : la qualité du service risquerait d'en prendre un coup. Alors, ils procèdent officieusement à une sélection de fortune, parmi une poignée de candidats, d'autant plus que leurs choix précédents ne se sont pas révélés probants. "Avec toi, qui a 25 ans, m'avait dit l'une des psychologues en entretien, le problème ne devrait pas se poser, mais je te le dis quand même. Cette année, on a eu des pépins avec quelqu'un qui n'était pas assidu, qui ne se sentait pas concerné, qui n'était plus très sûr de vouloir faire partie de l'association après quelques jours. Du coup, ça s'est mal passé. Ce qui veut dire que ça peut mal se passer." La personne était toujours dans l'asso quand je l'ai visitée. 


Etre un cas social une personne atypique 


Comme vous l'aurez compris, tous les jeunes sont des volontaires potentiels, mais certains plus que d'autres.
Les personnes pourvues d'un bagage universitaire, par exemple, se voient coller une image de tristes sires coincés du cul assez posés pour se trouver un boulot sérieux par leurs propres moyens. Quant aux quelques "anciens" du Service Civique que j'ai rencontrés, ils ont tous un vécu atypique : bacheliers en année sabbatique, étudiants déçus de la fac, intrépides revenant d'une année Erasmus... et c'est pour cela qu'ils ont tapé dans l'oeil des assos.


Vouloir développer son sens de l'altruisme pour mieux se comprendre, c'est bien joli, à condition de comprendre qu'on doit s'adapter à une réalité pas toujours idyllique. C'est pourquoi les moyens de promotion du Service Civique peuvent parfois être considérés comme des attrape-nigauds. Sur le site d'une grande association très versée dans le recrutement de jeunes volontaires, les vidéos témoignages de vétérans volontaires sont assez représentatives. Ici, une jeune fille de 19ans bien décidée à nous vendre du rêve hurle dans le micro qui l'interroge. Là, un ado au parcours scolaire chaotique nous explique comment il est rentré dans le droit chemin en s'engageant dans une mission d'intérêt général. 




Fin des illusions 


Qu'il y ait une sélection, un type de personnes et de public visé ne me choque pas, loin de là : c'est cohérent et plus sûr, au vu des associations et des missions proposées. Le problème est que l'on nous affirme le contraire dans les textes officiels : tout le monde a sa chance, sans exception ! A bien y réfléchir, c'est complètement impossible de ne pas faire un tri en posant des critères, ne serait-ce que pour tenir compte des réels besoins des association. Elles proposent généralement un ou deux postes. 


Si je me permets de balancer, c'est parce que, pour des raisons d'âge, je ne pourrai bientôt plus postuler aux missions proposées par le Service Civique ! Ce sera longtemps un regret, car sur le fond, l'idée est intéressante et cela m'aurait réellement plus de m'engager, n'en déplaise aux membres des assos assoiffés de valeurs sûres et de gens souples de la langue, pressés à s'en mettre des poutres dans les yeux. Tant pis pour eux ! Par chance j'ai trouvé mon bonheur ailleurs.

Alors oui, certains y trouvent une réelle occasion d'avancer dans leur vie, de mieux se connaître, de devenir quelqu'un d'autre ; le problème est que l'on ne parle que d'eux. Nécessairement, d'autres se retrouvent aussi "recalés" par ce dispositif encore récent et donc imparfait. N'importe qui peut aisément le comprendre sans rien y trouver à redire : il est donc inutile de jeter des jeunes dans l'abîme en leur faisant des promesses impossibles à tenir.


Pas merci du tout, le Service Civique ! J'aurais encore plein de choses à ajouter à ce sujet, mais ce sera pour une prochaine fois. 

dimanche 30 octobre 2011

Petit craquage du dimanche soir !


Eh ouais, on ne s'improvise pas Catwoman !
Bubulle : pas besoin d'attendre demain !

CE DESSIN NE REPRÉSENTE PERSONNE EN PARTICULIER et certainement pas les gens qui viennent par ici. Il est un peu inspiré de la tête de Caporal S, mais sans plus.    

jeudi 27 octobre 2011

Roux cools - Yvonne Karib, l'épicière de Shameless


        Comment passer à côté d'un univers haut en couleur, quelque peu crado et réaliste à souhait, sans même s'en apercevoir, et ce pendant des années ? C'est la question que je me pose encore, en finissant de regarder la bien courte saison 3 de Shameless. Qualifiée dans la plupart des programmes télé français de "trash", cette série anglaise diffusée pour la première fois en 2004 semble encore mal connue par chez nous. Le peu de célébrité qu'elle récupère actuellement vient de son tout récent remake américain intitulé Shameless. Histoire qu'on s'embrouille un peu plus. Cela dit, maintenant qu'on n'a pas moins de trois guerres des boutons diffusées et rediffusées dans l'hexagone, on n'est plus à ça près ...  

L'histoire


Le générique qui introduit chaque épisode plante déjà très bien le décor, alors je ne sais pas si cela vaut la peine que je revienne sur l'histoire. Pour faire court, disons que la série est centrée sur les aventures des Gallagher, une famille anglaise fauchée parmi tant d'autres. Frank, le père, un alcoolique irresponsable qui dépense les allocations familiales au pub, laisse ses six enfants évoluer comme ils peuvent entre les blocs de la cité de Chatsworth, dans la banlieue de Manchester. Monica, la mère, a abandonné tout ce petit monde un beau matin (de Noël) sans crier gare. Si bien que petits et grands ont compris très tôt que, pour survivre, il ne suffit pas d'être honnête et de travailler dur. Fraude, trafic de viande, vente de films pornos amateurs, vol de voitures : tous les coups sont permis !



Observons l'épicière

L'épicerie est le lieu-clé de la cité de Chatsworth, après le pub, bien entendu. Tout le monde y passe à un moment où à un autre dans le but de piquer des vidéos ou des bouteilles. Mais rares sont ceux qui y parviennent : car la patronne a l'oeil vif et la main leste. C'est elle, Yvonne Karib, qui sera notre rousse cool du jour.

Yvonne est rousse dans les deux premières saisons de Shameless ; dans la troisième, sa crinière de feu laisse place à une couette et à une coloration soigneusement pensées, blonde dessus, brune dessous.
 
        Yvonne n'est officiellement "que" la femme du propriétaire, Kash Karib ; pourtant, c'est bien elle qui chapeaute aussi bien le magasin que la petite famille. En effet, le jeune couple vit avec Umi, la mère de Kash et leur trois enfants dans le respect de la culture pakistanaise et dans la pratique de l'Islam. On remarque dès la première saison une certaine connivence entre Yvonne et sa belle-mère lorsqu'il s'agit de pousser Kash dans ses derniers retranchements. Dans l'épisode 5 de cette saison initiale, justement, elles montrent leur complémentarité dans l'utilisation de la caméra de vidéosurveillance de l'épicerie : Umi scrute les écrans, bien cachée à l'étage, et sonne l'alerte lorsqu'elle repère un voleur à l'étalage.

             Grâce à ce dispositif de vidéosurveillance et à son sens de l'observation, Yvonne va également se rendre compte que Kash la trompe avec Ian Gallagher, leur employé. Bien que sa première réaction laisse craindre le pire ("Nouvelle règle à la maison : on baise jusqu'à ce que je sois enceinte"), l'épicière va vite reprendre son sang froid, jusqu'à accepter à demi-mot de fermer les yeux sur la relation extra-conjugale de son mari. Elle veille également à ne pas impliquer les autres membres de la famille dans l'histoire, et à ne pas compromettre la réputation de Ian. Ce dernier garde d'ailleurs son job : " La mauvaise nouvelle, c'est que tu as mis les mains dans le caleçon de mon mari. Mais ça aurait pu être pire : t'aurais pu les mettre dans la caisse."    

Son impulsivité doublée d'un sens de la justice font d'Yvonne un personnage intéressant à observer ; elle est l'humain tel qu'on l'aime et tel qu'il nous agace. L'humain qui hurle, qui cogne, celui-là même qui rassure et qui sait faire preuve de tact. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle accède au rang de Roux Cool !  

Yvonne tente de comprendre les moeurs de son mari . 
Or, Yvonne n'est-elle pas victime de son humanité bien cachée mais omniprésente dans ses actes ? Le fait est qu'elle a beau s'armer de battes de baseball et pousser de hauts cris, elle demeure coincée dans la catégorie des gens honnêtes qui se font souvent avoir. Debbie vole régulièrement des cassettes vidéos, Ian et Kash ne mettent pas fin à leur relation même après sa découverte. Quant aux clientes dont elle prend parfois la défense par pure solidarité féminine, il faut bien reconnaître qu'elles sont rarement aussi innocente que l'enfant qui vient de naître !

Kash a beau la tromper pile sous son nez, il est le seul à reconnaître sa valeur et semble l'aimer réellement : "Elle n'est peut-être pas parfaite, mais nous non plus", dit-il à Ian dans l'épisode "spécial Noël" qui ouvre la saison 2. Il est aussi le seul à être en mesure de la tempérer lorsqu'elle s'énerve.


Kash Karib
   
Quelques répliques d'Yvonne (et encore, ce n'est que la VF ! )

S1E5, lorsque elle prend des jeunes en flagrant délit de vol de pelles : "Et toi, tronche acnéïque, c'est une pelle sous ta veste, ou t'es juste content de me voir ?"

S1E5 
Kash : "_ Qu'est-ce que tu as dit aux enfants ?
Yvonne _ Un truc du genre : papa est allé en enfer dans un cercueil... papa aime les bites en chaleur... Comme si j'allais en parler aux enfants !"

S2E0 (épisode spécial Noël)

L'accueil qu'elle réserve aux militaires armés chargés de retirer de la vente son stock de viande à cause de l'intoxication alimentaire : " eh, p'tite bite, tu m'impressionnes pas avec ton jouet !"

Lorsque Debbie vient s'acheter des serviettes :
"Debbie, ne t'excuse jamais d'être irritable. Quand tu sentiras la colère grandir en toi, apprends à l'apprivoiser, sinon tu vas devenir dingue ! Eh toi là bas ! Fiche le camp !

"Faites la queue comme tout le monde ou allez vous faire foutre !"

Liliane, un autre personnage secondaire : "_Je ne veux pas de ce paquet, il y en a qui sont cassés !
(Elle broie le paquet contre le comptoir.)
Yvonne : _ Faits maison !"

S3E4 
Yvonne : "_T'es vraiment qu'un pauvre connard !
Kev : _ Ah moi aussi je suis content de te voir, Yvonne.
Yvonne : _ Véronica m'a tout raconté. Je vais te dire, tout ce que tu mérites, c'est qu'on t'arrache les couilles !


S3E5 Sa réaction face à Carl, qui veut apprendre à Chloé comment faire pousser du cannabis : "C'est pas avec ça que tu vas te défoncer !"

S4E2 
Carol : "_ Ma fille a été incarcérée !
Yvonne : _ A mon avis, elle le mérite plus que Nelson Mandela !"





samedi 1 octobre 2011

Le train de la cohérence part toujours à l'heure (2)

      Lorsqu'on prend un train à la tombée de la nuit, la proportion de rencontrer des gens bourrés grimpe inéluctablement. Hier soir, j'ai eu le plaisir de partager le wagon avec une dame prénommée Muriel accompagnée de sa fidèle cannette de bière. Fort sympathique, elle a agrémenté notre voyage de ses chansons entre deux luttes acharnées avec la porte des toilettes. 

Parce que sa voix, sa coiffure et son allure générale n'étaient pas sans m'évoquer Frank Gallagher, le patriarche chevelu de la série anglaise Shameless, je souhaite lui rendre hommage en mettant en ligne le petit enregistrement de sa voix.


Le son est tout pourri, mais si vous tendez l'oreille vous pourrez faire comme si vous y étiez. Donc si tu t'appelles Muriel, que tu as fait les vendanges et que tu allais récupérer tes affaires chez un copain habitant une petite ville proche de Périgueux un vendredi soir du mois de septembre 2011 : ça y est, tu es une star de la toile ! Si je devais finir alcoolique, j'aimerais bien être une alcoolique de ton genre, cool, agréable, polie, et presque pas lourdingue. Je t'admire d'autant plus que ta grande cannette de bière "Amsterdam Maximator Superstrong 11.6%" , que tu as sifflée entièrement entre Bordeaux et Libourne, mais que tu tenais encore fermement en main à la sortie du TER, est comme son nom l'indique, très costaud ! Pour en avoir bu une seule fois dans ma vie, avant un examen oral, je peux certifier qu'elle est bien "superstrong". Je n'avais d'ailleurs pas pu la finir _c'est assez rare pour être souligné_. 


Bref, Madame Muriel, pour toutes ces raisons, spéciale dédicace à vous ! Vous avez gagné mon respect, et une photo de Frank Gallagher! 



C'est tout de même fabuleux ! Quelques heures avant d'aller à la gare, j'étais en train de me demander comment parler correctement du pseudo-héros de ce qui est en train de devenir ma série préférée, et voilà que je me retrouve assise à côté de son équivalent féminin. C'est un signe, et n'essayez même pas de me faire croire que tous les alcooliques se ressemblent. Ceci dit, je me demande toujours comment je vais en parler correctement. 
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