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samedi 2 novembre 2019

Chevalier B - Martine Pouchain (2007)



Les cinq premières minutes sont toujours un temps d'échauffement, même sur un 10km.
Les pieds connaissent la route, trouvent leur rythme sans que j'aie besoin d'y réfléchir, à présent.

Y a deux ans, de sombres trous du cul riaient en me voyant courir au canal ou à la voie verte.
Aujourd'hui, plus personne ne rit, et je me fais même alpaguer par des coureurs _des vrais. 
"T'es dans un club ? Non ? Viens courir avec nous !" 

Je dis pas ça pour me faire mousser _enfin si, un peu quand même... vite fait. 
Mais sachez-le, si je peux, tout le monde peut. 
Si vous avez la chance de trouver le truc qui vous plaît, qui vous fait vous sentir bien, qui vous réconcilie avec votre enveloppe, accrochez-vous, même si vous avez le sentiment de partir de très loin et de pas être spécialement doué. 



L'histoire

Barnabé Bouton aime les champs épanouis, les animaux en liberté, la soupe au lard de sa grand-mère et la jolie Rosa Valet. S'il pouvait attirer ne serait-ce qu'un regard bienveillant de cette dernière, il serait vraiment un paysan comblé. Mais elle l'ignore royalement. Il faut dire que dans le village qui l'a vu grandir et qu'il ne songerait pas une seconde à quitter, il est avant tout le "gros Barnabé", un brave simplet déjà assez costaud pour travailler autant qu'un adulte. A dix-sept ans, il est conscient de son physique peu avantageux, mais il ne s'en formalise pas : il sait qu'il est inutile d'être beau, svelte et diplômé pour faire pousser les céréales. 

Pourtant, ce Giono en herbe nous prouve qu'on peut très bien avoir les bottes dans la terre et la tête dans la lune : lorsque la nuit tombe, Barnabé devient Chevalier B et compose des poèmes enflammés, des odes à la nature pour sa bien aimée. Après quoi il enfourche son solex et roule jusque chez elle, en pleine nuit, pour les déposer dans sa boîte aux lettres. Rien de bien méchant jusque là _ ok, c'est un peu flippant, mais c'est pas méchant. Sauf que les élans écologico-amoureux de ce garçon a priori inoffensif vont l'emmener un peu trop loin. Une nuit, il sabote un champ de maïs transgénique à coups de désherbant. A quelques matins de là, un exploitant trouve son élevage de poulets désert, toutes portes ouvertes. Jusqu'où Barnabé ira-t-il pour sauver le monde et impressionner la fille de ses rêves ?   

José Bové likes it !

Etre d'ici ou ne pas être

Les premiers chapitres m'ont laissée perplexe, je dois le dire. Qu'est-ce que c'était que ce catalogue de clichés sur la vie à la campagne ? Le choix de ce roman pour le CDI avait pour une origine la volonté de casser les représentations du paysan véhiculées par les médias auprès des jeunes _après tout, l'Amour est dans le pré est au monde rural ce que Sept à Huit est à celui des banlieues_ mais j'ai bien cru qu'on était partis pour obtenir l'effet inverse. Ici, des autochtones méprisant "le" citadin, trop incultes pour faire la différence entre Lyon et Paris. Là-bas, des pères de famille aussi taciturnes que violents _mais juste quand il faut, hein, vous inquiétez pas, on n'est pas des bêtes..., des mères qui n'ont pas vraiment droit à la parole, assignées qu'elles sont aux remplissage des gamelles humaines et animales. Plus loin, les gens venus d'ailleurs ne se mêlent pas aux "bouseux", et réciproquement, puisqu'on admet sans problème qu'ils sont d'une "autre trempe". Il ne manquait plus que les dialogues en patois pour que le compte soit bon...



Conte de chez les oies 

En fait, Chevalier B ne doit pas être lu au premier degré. Je me suis laissée abuser par le décor rural, qui me poussait à coller sur cette histoire une étiquette de roman "réaliste". Jusqu'à ce que je comprenne que si certains passages n'étaient pas trop crédibles, si les personnages étaient assez typés, si certaines situations étaient de plus en plus tirées par les cheveux, c'était sans doute un choix réfléchi de l'auteure, tout simplement. A partir du moment où Barnabé passe la ligne rouge (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler), on glisse dans le conte. Conte de fées ? Conte philosophique ? J'ai lu cette dernière formule dans une critique de lecteur sur Babelio, et je trouve qu'elle est bien trouvée... Un conte en tous cas, avec son chevalier (Chevalier B), sa princesse inaccessible (Rosa), et ses opposants, ses Candide en plein apprentissage de la vie (Barnabé, Rosa aussi), ses merveilleuses coïncidences _ car aller à Paris pour retrouver une fille dont on a pas l'adresse ET la retrouver le jour-même, c'est quand même pas banal... Son château aussi, puisque Barnabé va se lancer dans une entreprise de rénovation - agrandissement fort ambitieuse !  

Un conte qui soulève des questions bien réelles et qui engage à la réflexion, à défaut d'apporter des réponses : les OGM, la maltraitance des animaux _je pensais vraiment que l'histoire allait tourner autour des débats écologiques, mais Barnabé s'en éloigne assez vite..., le deuil, la difficulté et le danger du métier d'agriculteur, le vieillissement de l'entourage, la solitude _toujours  plus pesante en pleine campagne, les différentes formes d'amour, aussi.   


THE destrier de Chevalier B
Stan, si un jour tu repasses par là : le solex, c'est cadeau ! 

L'amour en solex  

Je voudrais attirer l'attention sur le fait que ce cher Barnabé Bouton, fils honnête, petits-fils aimant et dévoué, père de substitution irréprochable... est quand même une graine harceleur qui s'ignore ! Eh oui, même s'il ne veut que du bien à Rosa, il lui envoie quotidiennement des messages anonymes, la surveille du coin de l'oeil, et malgré le râteau qu'elle lui balance, s'obstine à bâtir sa vie en l'imaginant comme sa future femme, la mère de ses enfants... Sans parler de l'irruption à l'improviste dans son petit univers, bien des années plus tard _ou il pourra d'ailleurs mettre en pratique ses qualités de preux chevalier ! Alors évidemment, Martine Pouchain a sûrement voulu, je pense, mettre en valeur cet amour obsessionnel qu'on développe tous à un moment ou à un autre pendant l'adolescence, toujours teinté d'admiration, de rêve aussi, souvent dirigé vers quelqu'un qu'on connaît assez mal pour pouvoir l'idéaliser. Un amour qu'on trouve beau et pur, mais dont on ne mesure pas la portée effrayante, voire oppressante. Et une fois de plus, ça sonne très juste.  Mais Barnabé nous rappelle qu'une situation de harcèlement peut aussi naître de sentiments positifs mal exprimés, frustrés, maladroitement repoussés... ce qui ne l'excuse aucunement, d'ailleurs. 

Chevalier B : à lire si.. 
 ... vous vous posez des questions existentielles. 
... vous avez aimé Bagdad 2004 (même auteure)
... vous aimez les histoires qui finissent bien, mais pas trop non plus, sinon c'est niais ! 
... vous aimez quelqu'un qui n'en a rien à foutre de votre face de rat 
... vous vous trouvez moche et que vous craignez que ça vous empêche de réussir 
... vous vous sentez mal à l'école et que vous avez peur de ne pas vous en sortir... 
Ce roman vous mettra sur la piste de vos propres réponses... 

Martine POUCHAIN. Chevalier B. Sarbacane, 2007. Coll. "Exprim'". 202 p. ISBN 978-2-84865-165-1





dimanche 17 juillet 2011

L'amour est dans le pré - Saison 6 - La diversité des lettres

Oui, c'est peut-être la même image que pour le billet du mois de janvier, mais au moins ici on évite la chanson de James Blunt!

Opération CV / LM
 
Au mois de janvier, j'avais évoqué l'émission d'ouverture de la saison 6 de l'Amour est dans le pré, c'est à dire celle où les agricultrices / agriculteurs se présentent pour solliciter les candidatures des citadin(e)s qui voudront bien se sacrifier pour sortir avec eux et démarrer une nouvelle vie. En disant cela je ne juge rien ni personne, je constate simplement que c'est annoncé de cette manière.

Six mois plus tard, il m'a paru nécessaire de me pencher brièvement sur la phase 2 de l'opération : la réception et la lecture des lettres de motivation envoyées à ces fermiers de tous âges et de tous horizons. Parce que je n'ai pas eu l'occasion de faire un visionnage "sérieux" de l'émission -d'ailleurs, est-ce possible- il faudra vous contenter de quelques remarques générales :

La quantité et la qualité 

L'attribution, la lecture et le tri des lettres est une source d'angoisse pour les agriculteurs. Jean-Michel le collectionneur de vaches semble insatisfait, car sa bouche forme une sorte de sourire inversé très figé. Vers la fin de l'épisode, certains, à l'image d'Alexis, craqueront psychologiquement face à ce trop plein de courrier et une pause sera nécessaire. Trop de lettres tue la lettre, bien que tout le monde ne soit pas logé à la même enseigne. Si quelques uns croulent sous la paperasse, d'autres voient leur choix facilité par un nombre très restreint d'envois. Les premiers sont heureux, les seconds tirent la gueule, mais au fil de l'émission on voit bien que les tendances s'inversent : et si, à voire trop de jolies têtes, on loupait le bon / la bonne ? L'angoisse s'installe, et il faut vite élaborer une stratégie de tri sélectif et efficace. 

Jean-Claude (vous savez, celui qui a des vaches, des petites lunettes, et qui aime bien écouter Grégoire) l'a bien compris. Il procède par petits tas de lettres, en fonction de certains critères de goût qu'il ne suit pas vraiment ; il distingue notamment les prétendantes qui ont des enfants de celles qui n'en ont pas, ainsi que les dames qui ont un visage rougeaud sur la photo par rapport à celles qui ont un teint pâle... Et celles dont le prénom commence pas A, aussi, qu'il exclut d'office car cela lui rappelle ses ex.     

Benjamin, celui dont le frère est psychologue fromager. La photo a été piquée sur le site Melty.fr
      
Quel destinataire? 

Qui a dit qu'on ne pouvait écrire qu'aux fermiers candidats ? Raymond a eu la joie de découvrir dans le paquet de lettres qui lui étaient destinées la douce missive d'un jeune homme qui ne semblait pas vraiment s'adresser à lui. Souvenons-vous que Raymond vit avec sa fille, âgée d'une vingtaine d'années : visiblement, certains n'ont pas regardé que les candidats lors de la présentation du mois de janvier. 

M6 n'a pas été oublié non plus. Un habitant de l'Orne laisse exploser son indignation par ces mots, que j'ai tenu à prendre en notes de manière exacte, parce que c'est beau, concis et efficace, et parce qu'on sent bien la puissance d'un traumatisme qui ne peut s'évacuer que par la colère : "Chers "journalistes" de l'Amour est dans le pré, tout comme le trou du cul n'est pas à la place du nombril, l'Orne ne se situe pas en Haute Normandie. Cours de géographie CE2. Signé : des Bas Normands." Voilà qui est fort émouvant, mais je ne suis pas sûr qu'on apprenne les départements ni même les régions en CE2 ; j'aurais plutôt pensé qu'on abordait ce champ de connaissances en CM1, une fois que les fleuves et les chaînes de montagnes sont bien assimilés. 
Malgré tout, je ne crois pas vraiment en la sincérité de cette lettre et parierais plutôt sur une petite blague de M6 à elle-même, histoire de donner l'illusion d'un feed-back avec les téléspectateurs.Trop d'imagination ? Peut-être. Mais ils en sont capables.      

-> L'Orne selon la Désencyclopédie


Qui a dit que seuls les gens intéressés pour vivre une idylle avec l'un(e) des paysan(e)s avaient le droit d'écrire ? Mathieu, (le "beau gosse") a hérité du fan club le plus impressionnant auquel il ne s'attendait pas, et craignait de ne pas s'en sortir. Par chance, des petits mots de toute la famille sont arrivés en même temps que le courrier des groupies, comme pour mieux l'encourager ! 
Eh oui, on le savait déjà, mais le soutien de la famille compte pour beaucoup dans L'amour est dans le pré. Même les gosses envoient des dessins aux agriculteurs célibataires, histoire de les attendrir d'un innocent "allez, sélectionne ma mère".  
 


Photos

Lors des saisons précédentes, l'un des candidats s'étaient plaints de ne pas voir de réelle correspondance entre la photo envoyée par une des filles qui lui avaient écrit, et la vraie tête de ladite fille. Alors un rappel a été fait dans l'épisode d'ouverture du mois de janvier : donnez-leur des photos, mais des photos récentes, bordel ! Ceci dit, personne n'a jamais précisé qu'il devait s'agir obligatoirement d'une photo du visage. Résultat : l'une des deux fermières s'est vue gratifier d'un cul en couleur et en plan rapproché*, joint à la lettre d'amour ( ? ) d'un type. On ne sait pas si l'audacieux a réussi à la convaincre. Comme on dit, une photo est une photo, qui ne tente rien n'a rien, et une dame avertie en vaut deux. 

Notons aussi que les photos de têtes coupées en deux passent la douane sans problème, et ne sont absolument pas disqualifiantes : Fabien (le cow boy soudeur) a eu l'honneur de contempler le visage d'une demoiselle qui aurait très bien pu avoir une calvitie avancée ou un crâne d'extraterrestre sans que personne ne se doute de rien tellement le cliché était mal cadré. Il me semble qu'il l'a d'ailleurs retenue pour le speed dating (voir les deux épisodes suivants).       

L'important, c'est de rester NATUREL !
Je ne sais pas pourquoi c'est toujours sur lui qu'on tombe quand on cherche une photo de personne moche, mais je suis fermement convaincue qu'il y a pire !
 


Les variantes comestibles 

Karine Le Marchand choisit de se diriger vers Benjamin en connaissance de cause : lors de sa visite à la ferme, elle a pu assister à un cours de psychologie fromagère qui restera un grand moment de l'histoire d'M6, presque autant que le "Bonjour, Malaga" de Freddy lors de l'arrivée à la gare de la prétendante Magali, au début de la saison 5. Du coup, elle sait d'expérience que les probabilités que des bonnes choses à manger se trouvent à proximité de l'ingénieur reconverti sont grandes. Gagné ! Une candidate a envoyé une boîte de chocolats (Ohhh en forme de coooeeeuurrr) au jeune candidat, et il ne manque pas d'en proposer un à la présentatrice. La dame en question a du avoir bien les boules derrière son écran : non seulement elle n'a pas été retenue par Benjamin, un homme qu'on "n'achète pas" avec des friandises, mais en plus c'est Karine Le Marchand qui inaugure le cadeau !   
Si la technique a fait chou blanc cette fois-ci, signalons cependant que ça peut marcher : parmi ses multiples critères de différentiation, Jean-Claude a également regroupé en un même petit tas toutes celles qui ont joint un cadeau (mangeable ou autre) à leur candidature! 


Soyons réalistes 
On le savait déjà, mais on en est maintenant convaincus : le jeu est truqué. La preuve est que Didier, le passionné de melons, à reçu des lettres. Comme si une dame avait envie de s'intéresser à un type qui dit : "C'est beau une femme. C'est spécial mais c'est beau" ou encore "C'est moi l'homme, c'est moi qui porte le pantalon". D'autant plus qu'il vit avec sa mère. Pff.     


Notes :
* J'ai un doute pour le cadrage en "plan rapproché" ; après avoir hésité entre plan moyen et plan américain, je me suis dit qu'on pourrait très bien innover le "plan cul". Ah ah, elle était facile.  
   

dimanche 16 janvier 2011

L'amour est dans le pré - Saison 6 - Les portraits



L'Amour est dans le pré est une émission de télé réalité, au cours de laquelle une quinzaine d'agriculteurs overbookés, bien résolus à se faire connaître pour mettre fin à leur célibat, testent leur aptitude à gérer temporairement un ménage à trois.

Précision. Des agricultrices et des agriculteurs en ont marre d'être seuls; alors, très logiquement, ils écrivent à M6 : en effet, depuis 6 ans déjà, la chaîne revendique une fonction d'agence matrimoniale spécialisée dans le secteur des éleveurs et des céréaliers. La diffusion quotidienne et quelque peu abusive des épisodes de la Petite Maison dans la Prairie, durant plus d'une décennie, y est sans doute pour quelque chose.

Tel un Pôle Emploi du coeur, M6 recueille les volontés de ces fermiers, organise une émission de 2h afin qu'ils puissent tous se présenter au grand public, et engage les téléspectatrices/teurs à postuler pour l'un(e) ou l'autre, via une lettre de motivation accompagnée d'une photo récente.

Après cette étape, chaque paysan lit les lettres de candidatures reçues, sélectionne celles qui ont attiré son attention pour un entretien approfondi; ce premier contact physique servira à retenir deux personnes amenées à participer à une période d'essai de quelques jours dans sa ferme. Une fois le ménage à trois constitué, une compétition plus ou moins acharnée commence entre les deux prétendant(e)s, sous l'oeil amusé, ou dépassé, ou déconfit, du maître des lieux : parce que la polygamie, c'est interdit!

Eh bien, ça y est, "la saison 6 de l'émission est lancée", comme l'a si bien dit Karine Le Marchand, la présentatrice de l'Amour est dans le pré. Pas de baston pour l'instant, puisqu'on en est à la toute première étape télévisuelle, celle des Portraits des 14 agricultrices et agriculteurs, plutôt des agriculteurs, d'ailleurs ( 2 filles pour 12 types). Pourtant, cet épisode de présentation des lieux et des gens est déjà bien comique!

Pour ma part, j'ai déjà repéré ma tête de turc : Didier, viticulteur et maraîcher dans l'Hérault. Mais on aura tout le temps de lui faire la peau, étant donné que j'ai déjà rempli une feuille A4 en essayant de noter toutes les conneries misogynes qu'il a réussi à prononcer en 10 minutes. Une belle tête de vainqueur.

Dans l'immédiat, c'est la dimension pédagogique de l'émission qui me paraît intéressante.

Plagiant Karine Le Marchand, qui se cruchifie légèrement pour les besoins de l'émission et qui, par des talents d'actrice évidents, réussit l'exploit de s'extasier devant tout ce qu'elle voit, je dirais que "j'ai appris plein de choses aujourd'hui!!"

Petit récapitulatif si vous voulez vous lancer, vous aussi, dans l'élevage de bétail (ou d'enfants).

- A 18 mois, un gosse est en plein dans la phase de "la purée qui fait pflt" (à ne pas confondre avec la réplique culte de la saison précédents "Tu joues la bonne copine et puis ... pfuit!")

- La mule, c'est le GIGN des équidés; plus intelligente, rusée, dynamique, elle est réactive alors qu'on ne s'y attend pas, et démarre au quart de tour. Dommage qu'elle ne puisse pas se reproduire, étant donnée qu'elle est issue de l'union ô combien perverse d'un âne et d'une jument.

- Les dents des chevaux poussent sans arrêt.

- On peut tondre une pelouse avec ses lapins, si on les dispose dans des clapiers mobiles munis d'une ouverture au sol (apparemment, la saison promet d'être bio, écolo et végétarienne).

- Une jeune vache a toujours un petit pis, qui se distend et augmente en capacité avec les années.

- Quand un veau est pris de coliques, il faut lui faire boire du "thé de foin".

- Quand un melon subit un choc, il est recouvert de bleus le lendemain, et par conséquent il n'est plus vendable! alors faites gaffe, un peu!!

- Vous avez pu voir des gens mettre du vin en bouteille en prenant des positions suggestives.

- Vous avez pu assister à un cours de théorie fromagère "Casanova disait du roquefort, que..."

Quelques phrases qui tuent avant d'aborder les personnages en détail.

"_ Oh la vache! _ Eh non, c'est un taureau!"

"_ Tu dis que tu es sociable, mais chez toi, y a des gens tous les soirs? _ Oooh non pas! malheureux! pas tous les soirs!" (lui, c'est mon pote, parce qu'il dit "tabaque")

"Dis-moi quel fromage tu aimes, je te dirai qui tu es!"

"Je m'entends mieux avec les chiennes"

"Ta femme, c'est un peu comme ta meilleure amie" (hum, raisonnement à développer...)

"C'est beau une femme. C'est spécial mais c'est beau."

"Ma première passion, c'est les femmes. Ma deuxième passion, c'est les melons!!"


Et j'en passe!

Image : LePost.fr, 1er résultat sur Google Images!